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Solutions étrusques du problème de la couverture

1, II. Tombeaux à Vulci. — III. Coupe île la couverture d'un tombeau à Orvieto. — IV. Couvertme charpentée <lu temple étrusque. (1, 2. Envisagée au-dessus du portique, en plan et en élévation. 3. Au-dessus du sanctuaire (élév.). i. A l'extrémité gauche du front du portique.) — V. Porte du tombeau Campana à Veii. — VI. Tombeau <le Pythagore (Cortone). — VII. Pont près de Viterbe. — VIII. Pont à Bieda. — IX. X. Tombeau dit Tempio di San. Manuo (près Pérouse). — XI. Emissaire du lac d'Albano.

lii L ARCHITECTURE ETRUSQUE

pierres étaienl de même échantillon, ou bien — à preuve le mur du Tabularium à Rome — il y avait, d'une assise à l'autre, alternance de blocs posés dans le sens de la longueur du mur el d'autres placés transversalement 1 1')~2. v .

L'habitude qu'avait la construction étrusque de parfaire la continuité d'un parement au moyen de pièces soigneusement ajustées dans les lacunes manifestes la fois sa conscience et son souci de l'économie (152, m). C'est encore une marque d'attention et de prévoyance que son parti pris de ménager dans les murailles, de distance en distance, îles fentes verticales destinées à assurer leur drainage 152, n). L'appareil étrusque ne comportait point de mortier : ce n'est pas avant la lin du ive siècle et dans des substructions que s'observe une liaison à la chaux. Quand la matière était tendre, l'usage d'agrafes en fer était normal (452, vu).

Le contrefort était d'usage courant tantôt à l'extérieur, tantôt à l'intérieur, de part et d'autre d'un même mur.

Pour la fermeture des baies les Etrusques appliquaient non seulement les procédés du linteau, de l'arc par encorbellement des assises, mais aussi celui de l'arc clavé : à preuve les portes de Ferentinuin. de Volterra, la Porte d'Auguste et la Porta Marzia à Pérouse, ces deux dernières définies par une chaîne de vingt-neuf claveaux (147).

L'architecture étrusque lit grand usage du soutien isolé, qu'elle façonnait en bois, niais aussi en pierre.

Pour la couverture, en même temps que divers genres de plafond, elle pratiqua couramment et avec aisance le système de la voûte.

Par des indications de Vitruve que confirment des représentations observables sur divers monuments, nous savons qu'un temple était fermé de la façon suivante (153, it : l.">4). Sur les colonnes du portique et sur les murs longitudinaux du sanctuaire on posait, selon le petit axe de l'édifice, des couples de poutres (trabes compactiles . Sur ce gril on en établissait un second, transversal, au moyeu de solives (mutuli) qui débordaient l'aplomb des façades d'une longueur égale au quart de la hauteur des colonnes.

Maints tombeaux étrusques nous apprennent que les maisons, dont ils sont des images fidèles, étaient couvertes par un empilage de cadres de plus en plus petits (153, n).

Pour ce qui est de la voûte, l'Etrurie offre des spécimens de tous les types de berceau connus : depuis celui qui naît d'un encorbellement

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