Motifs de décoration étrusque
I. Crossette d'encadrement de porte (tombeau au val d'Assoi. — 11. Amortissement d'une stèle funéraire (Florence, Musée étrusque). — [Il-VI, XIII. Profils de moulures étrusques. — VII. Soubassement du temple D à Marzabotlo. — VIII. Acrotère (Rome, Musée étrusque). — IX. Profil d'une corniche (Caere). — \. Anléfixe anthropomorphe munie de pointes pour écarter les oi>eauv. — XI. Corniche de pied droit l'ai (e de Volterra). — XII. Corniche du soubassement d'un temple i Alba Fuceiitiai
(■lait animé de ligures en terre cuite fixées au moyen de clous sur le panneau de bois qui en formait le fond. On en possède des spécimens provenant de Luna et de Civila Alba.
La décoration étrusque employait des stylisations de l'ordre végétal d'origine orientale telles que palmettes, lotus en boulon ou épanoui, ligures par unités ou en groupe ; 156, \ ; 157, u. vin ; 150 . des rosettes, des marguerites, des folioles lancéolées et aussi des méandres, des grecques. des oves, des rais de cœur, des entrelacs d'importation hellénique.
Au nombre des motifs favoris de la décoration étrusque comptent des masques humains ou animaux, tètes d'hommes, île femmes, de Méduse, de lion, de génies, de monstres, de sphinges ailées dans le goût phénicien et des images de divinités I 15(1: 156, i\ : !.")", x).
Di's le vine siècle, les villes grecques échelonnées sur les côtes occidentales de l'Asie Mineure— Phocée, Chios,Lesbos, Téos, Ephèse, Samos, Milet, Halicarnasse, Cnide, étaienl en plein épanouissement, surtout
158. — Aire de l'architecture hellénique. A. Influences subies. — B. Dorisme, louisme. AUicisme.
Milet qui rivalisait avec Tvr comme marché international et constituai! un ardent foyer de culture littéraire, philosophique et scientifique1.
D'autre part, la promulgation des lois de Lycurgue vers la fin du ixe siècle, l'institution des Olympiades en 77(i, la fondation de Syracuse par les Corinthiens en ~'M et celle de Tarente par les Lacédémoniens en
1 Au déclin du vu0 siècle, Mili't contribua à la fondation de la science hellène, grâce aux travaux d'un Thaïes, d'un Anaximandre, d'un Anaximène : à la même époque, Golophon pouvait s'enorgueillir d'un Xénophane.
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707 annonçaient, pour la Grèce propre el son prolongement occidental, le début d'une ère d'ordre el d'énergie.
Dès le siècle suivant, commença une production architecturale qui devait se développer, au moins en de certaines régions, jusqu'au déclin du monde antique.
Son aire, dont Athènes lut le centre idéal, comprit dois régions d'invention cl un vaste champ d'expansion : soit, d'une part, le littoral occidental de l'Asie Mineure et les îles qui le précèdent, la Grèce propre au sud d'une ligne reliant le golfe d'Ambracie aux Thermopyles, l'Italie méridionale au sud de la latitude de Naples ; de l'autre, les pays en bordure de la mer Egée septentrionale, l'Asie Mineure, l'Arménie, la Syrie jusqu'aux contins tic l'Arabie. l'Egypte, la Gyrénaïque, l'Asie mésopotamienne, l'Asie perse, l'Asie centrale Bactriane, Sogdiane, Drangiane, Arachosie , l'Asie himalayenne Kachmir), le bassin supérieur de l'indus (Gandbara) ; enfin, dans une certaine mesure, toute l'étendue de l'empire romain.
Notre connaissance de l'architecture grecque comporte d'énormes lacunes et une part considérable d'hypothèses : pour la plupart des monuments, nous ignorons aussi bien la date précise de leur érection que l'exacte conformation de leurs parties hautes, et on n'en compte pas plus d'une demi-douzaine dont l'élévation totale soit encore perceptible.
Sous le rapport du style on distingue deux grandes provinces, l'ionique et la dorique qui correspondaient, géographiquenient , la première à l'Asie Mineure et à l'Archipel, la seconde à la Grèce, à la Grande Grèce et à la Sicile: elles se louchaient el se pénétraient en une marche altique. Ajoutons que le dorisme de la Grèce propre n'était pas identique à celui de la Grèce d'Italie et que l'ionisme d'Europe différait de celui d'Asie (158. B).