PROGRAMMES U EDIFICES PUBLICS
différait d'une maison de riche que par l'accroissement des proportions ei par une extension de 1' « oikos » (170, i).
Quant au bouleutérion, affecté aux assemblées de magistrats, il comportait essentiellement une salle où des gradins s'étageaient sur un plan quadrangulaire ou en hémicycle (170. n, iv).
La lesché des Gnidiens à Delphes nous donne une idée de et- qu'étaient les lieux de réunion désignés par cette appellation, sortes de clubs où
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171. — [. L'Aeora de Magnésie du .Méandre. — IL lit. La stoa d'Alinda.
les Grecs aimaient à se rencontrer : c'était un vaisseau rectangulaire dont le plafond était porté par un quinconce de huit colonnes
Le portique couvert (stoa), qui rendait les mêmes services aux flâneurs et aux commerçants, résultait de la plantation d'une rangée de soutiens isolés soit en avant d'un mur de fond — auquel cas il n était pas rare qu'elle fût redoublée, voire triplée — soit de chaque coté dune épine médiane ; parfois la galerie était à deux étages, témoin celles qu'érigèrent Attale II à Athènes etEumène II à Pergame 107 . Les dimensions pouvaient être considérables : à Athènes, la stoa d'Allale mesurait en longueur 112 mètres, en profondeur 19m,50 et. pour celle d'Eumène,
L'ARCHITECTURE ÉGÉENNE HELLÉNIoUE
les cotes correspondantes se chiffraient par 163 el 16 mètres. Quand la destination d'un portique était commerciale — il portait alors le nom significatif d'exposoir (deigma) — , il comprenait une partie d'allée, pour l'étalage et la vente, et une de magasins, aménagée soil de plain-pied, en bordure de la première, comme à Magnésie du Méandre 171, i), soit en sous-sol, comme à ^gae, à Alinda (171, n, m), à Pergame.
Le plan d'un gymnase grec (palaistra. gynmasion) l'appropriait à su double destination de lieu d'exercices physiques el de rentre de vie intellectuelle : d'une part, une arène à ciel ouvert, de vastes espaces couverts
pour le cas de mauvais temps, des portiques pour la promenade ou le repos, des loges, des salles pour les ablutions et les bains; de l'autre, des locaux petits et grands aménagés en vue de conférences ou de séances académiques (172 .
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La palestre à Olympie.
L'ordonnance du théâtre grec fait honneur à ses inventeurs, car elle lut une solution élégante d'un problème assez difficile. I> une part, les représentations qui s'y donnaient étaient composites, associant des parties de chœur el de danse et une d'action dramatique; de l'autre, le nombre des spectateurs était considérable, toujours de plusieurs milliers, parfois — comme à Athènes, àMilet, à Mégalopolis, à Syracuse, supérieur à vingt mille. L'architecte grec sut favoriser le développemenl du spectacle el assurer les commodités du public, en disposant au centre d'un hémicycle en gradins, dénommé théatron ou koilon l'endroit creux), une aire circulaire appelée orchestra ou honistra et, en arrière de celle-ci, tangente à son cercle et parallèle à la corde de l'arc limitatif du plan total, une estrade, la akéné (173, 17."», 177).
Pour réaliser l'hémicycle, le génie pratique des Hellènes s'efforça toujours d'utiliser économiquement un accident de terrain : tirant parti tantôt d'un creux de vallon, tantôt d'un versant de colline ou encore d'une éminence rocheuse, corrigeant, complétant la conformation naturelle au moyen de déblais ou de remblais. D'ailleurs, qu'ils fussent sculptés dans le roc ou construits, les sièges étaient constitués par de simples degrés ; seuls, ceux dont la situation en premier rang faisait des places d'honneur (trônes), étaient à la fois distingués et rendus plus con-