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Divers programmes do tholos

I. Vrsinoeion ii Samothrace. — II. Temple de Rome el d'Augusle sur l'acropole athénienne. — 111. Philippeionà Olympie. — IV. ThoJos d'Epidiiure.

A la règle du plan rectangulaire l'architecture religieuse de la Grèce opposa rarement et, senihle-t-il, point avant le iv" siècle, l'exception d'une conformation en cercle : encore ne le fit-elle que pour des édifices de petites proportions. L'ordonnance (Tune tholos — telle était la dénomination d'un sanctuaire rond — empruntait ses éléments au type normal et comportait trois variantes distinguées par les qualifications à'aptère, de périptère ei àemonoptère. La première, dont l'Arsinoeion de Samothrace offre un exemple, se réduisait à une rotonde aveugle (183, i). La seconde entourait pareil édicule d'un péristyle : nous la voyons réalisée, dans la Marmaria de Delphes, par la tholos d'Alhéna Pronaia ; à Épidaure, par

La terminologie architecturale antique appliquait à tout temple pourvu d'un péristyle la dénomination de périptère, à ceux dont le portique était double celle de diplère, enfin à ceux où il était élargi, celle de psend xliptère.

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la tliolos de Polyclète (183, iv) ; a Olympie, par le Philippeion (183, m). La troisième n'admettait qu'une colonnade génératrice d'une sorte de lanterne : le temple de Rome et d'Auguste sur l'acropole athénienne consistait en un tabernacle de ce genre (183, iv). La tliolos d'Épidaure nous montre une transposition intégrale de la formule du temple sur plan carré, car son intérieur était divisé par une colonnade circulaire en un vaisseau central et en un déambulatoire.

Le Trésor. — Le Télestérion. — L'Autel.

Outre le programme du temple, la- Grèce proposa encore à l'architecture religieuse ceux du trésor, du télestérion et de Xdutel.

Le plan des trésors, qui se pressaient, à Olympie, auprès du temple de Zeus; à Delphes et à Délos, près de sanctuaires consacrés à Apollon, ne différait point de celui d'un temple au premier degré de son développement : comme lui, il comprenait une salle quadrangulaire el un vestibule ouvert sur le devant. Aussi bien, faut-il voir en eux, autant que des gardemeubles annexes des sanctuaires qu'ils avoisinaient, des chapelles particulières où se manifestait, par l'exposition d'offrandes, la dévotion de telle ou telle cité (163).

En raison de sa destination de Lieu d'assemblée pour les initiés aux mystères, un télestérion ou mystikos sé/cos ne pouvait s'accommoder de l'ordonnance du temple : celui d'Eleusis gardait bien de celle-ci la disposition quadrangulaire et la façade en portique, mais ses proportions étaient plus considérables (o4m,15X51m,80), son accès était facilité par l'ouverture de six portes, deux sur chacune des faces antérieure et latérales; enfin, à l'intérieur, il offrait une grande salle bordée, sur chacun de ses côtés, par huit étages de gradins et dont le plafond, soutenu par un quinconce de quarante-deux colonnes, portait une salle pareille, dite mégaron, affectée à l'initiation supérieure (171), m).

U autel (bomos), sur lequel on brûlait la chair des victimes, était extérieur au temple, implanté sur le sol en avant du frontispice et dans l'axe du naos : le temple de Poséidon à Paestum en offre un exemple. Parfois, c'était un véritable monument, constitué par un massif à degrés surmontant un soubassement et sur la plate-forme duquel s'accomplissait le sacrifice et la combustion des animaux : tels les grands autels d'Olvmpie, de Syracuse, de Parion dans la Propontide et surtout celui de Pergame. Les proportions en étaient souvent considérables1.

' A Syracuse, le socle couvrait un rectangle tons de 198 mètres, large de 22 mètres; à

L ARCHITECTURE ÉGEENNE HELLENIQUE

Fréquemment, le terrain autour d'un sanctuaire était, sous le nom de téménos, consacré àla divinité. Dans ce cas, il était défini par une enceinte-, dénommée péribole, dont souvent en Asie — témoin l'enclos d'Athéna Poliade à Priène, celui d'Aphrodite à Aphrodisias, celui de Zeus à ^Ezani, etc. — les faces intérieures étaient bordées de portiques. Généralement la porte était monumentale, constituée par des Propylées à la mode mycénienne l ; comme exemples typiques on peut citer ceux du téménos des lieux saints d'Egine. du cap Sounion, de Délos, d Eleusis, d'Epidaure, d'Olympie, de Priène et surtout ceux qui donnaient accès sur l'acropole d'Athènes. Essentiellement, un plan de Propvlées adossait deux [torches, séparés par un mur transversal dans lequel étaient percées une, trois ou

184. — Diverses réalisations de Propylées. I. Temple du Cap Sounion. — 11. Acropole d'Athènes. — III. Temple d'Athéna Polias à Priène.

cinq haies. Souvent, les vestibules étaient inégaux et le plus développé ("tait divisé en trois nefs par deux files de colonnes. Aux Propylées d'Athènes, le modèle du genre, la porte proprement dite devait être flanquée, sur chaque front, par deux ailes à portiques, celles du côté extérieur en saillie, les autres en retrait. Inachevé comme il est, l'édifice couvre plus de 62(1 mètres carrés, dont les deux tiers pour le passage ; complet, il aurait occupé une superficie plus que double 18i.ii, 162. 218). Plus modestes, les Propylées de Sounion ne mesuraient en surface que 1211 mètres et ceux de Priène, 91 seulement (18i.i. m). Quant aux baies, elles étaient de dimensions moyennes : aux Propylées d'Athènes, la principale avait 4m,185 de large, pour une hauteur de 7m,:i78 ; au cap Sounion, l'ouverture équivalait à un peu plus de la moitié de celle précitée; à Priène. elle n'en égalait pas le tiers

Parion. il mesurail un stade (185 mètres) de côté; a Pergame, une terrasse carrée portait a 5m,30 au-dessus du sol un plateau d'une superficie d'environ 840 mètres cl auquel un accédait par un large escalier : au centre, encadrée sur trois côtés par des portiques qu'elle surpassai! de beaucoup, s'élevait la masse de l'autel proprement dit. 1 et' p. 195.

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PROGRAMMES FUNÉRAIRES

Il n'est guère de sorte de tombeau que l'architecture grecque n'ait réalisée.

Quand le sol s'y prêtait, elle creusait volontiers des sépultures rupestres, que souvent annonçait un frontispice à l'image d'une farad»' de temple ou de maison, sculpté sur le roc ou construit : les exemples abondent dans l'Asie Mineure phrygienne et lycienne; à Cyrène ils sont nombreux et Syracuse en offre de typiques.

La tombe sous tumulus était rare dans la Grèce propre; mais elle était commune en Macédoine, ou la région de Pydna en a révélé une très remarquable, de l'époque hellénistique1. Le type de la butte funéraire se rencontre encore en Asie .Mineure. Les tombeaux de la maison royale de Commagène, près de Samosate sa capitale, témoignent qu'il était en faveur dans la Syrie septentrionale, au premier siècle avant notre ère2.

Les tombeaux à ciel ouvert se répartissent en trois grandes catégories.

Dans la Grèce propre, notamment à Athènes, on se contentait de signaler remplacement de la sépulture par l'érection soit d'une colonne ou d'un pilier, marqués d'une inscription ou couronnés d'une urne, d un buste, soit plutôt d'une stèle, c'est-à-dire d'une dalle dressée sur un socle : généralement, celle-ci était étroite, amortie en acrolère. souvent relevée d'une figure en bas-relief; parfois elle était façonnée à l'image d'un frontispice in antis, encadrant tantôt un champ, tantôt une véritable niche animée par la sculpture plus ou moins saillante d'une effigie de mort ou d'une scène funèbre (185).

En Lvcie. la mode était à des édicules reproduisant fidèlement l'aspect de la maison indigène. L'héroon de Gjolbaschi-Trysa montre que le programme pouvait comporter, en outre, une réduction de la cour entourant la demeure, avec son mur d'enceinte : en l'espèce, c'est un carré de

1 Composée d'un couloir descendant voûté, de deux; vestibules peu profonds et d'une chambre mesurant 4 mètres par '■>.

- Ce sont, en effet, des cônes de pierrailles, hauts de 10 à la mètres, larges de 3à à 1Î>0, et qui sont flanqués, le plus important par deux rangées de statues colossales dominant de hautes terrasses, les autres par trois groupes, disposés à intervalles égaux, de deux ou trois colonnes surmontées de statues : l'ensemble avait grande tournure

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ÏS ) mètres de surface, clos par une muraille haute de <> mètres, et accessible par un grand portail l.

Enfin, des tombeaux comme celui «lit de Théron, à Agrigente, celui d'Agathéméros à Termessos eu Pisidie (187), la « Tombe du lion » à

Cliché Alinari.

185. — Là stèle «le Démétria et de Pamphilé au cimetière de Dipylon,

à Athènes.

Cnide^ le a Monumenl des Néréides » a Xanthos en Lycie, et surtout le Mausolée dHalicarnasse 180 réalisaient une Formule proprement monumentale, (\u\ procédai! directement de celle du temple : une chapelle surmontant un haut soubassement; lui-même posé sur un massif à degrés.

Cf. fig. 141.

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