‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 130 sur 266 · IV. Temple · texte numérisé non relu

IV. Temple

L'opisthodome ne communiquant pas d'ordinaire avec le naos, on a pu douter qu'il eût une destination utile : cependant, clos de grilles, il pouvait rendre les mêmes services que les galeries intérieures du naos, c'està-dire abriter un excédent de mobilier.

Le péristyle, dont on est fondé à chercher le principe dans la ceinture de galeries ouvertes que comportait la cour d'honneur développée en avant du mégaron mycénien-, constituait à la fois un promenoir ombreux, à l'usage des fidèles, un abri pour des objets voués au dieu et un précieux élément d'effet esthétique. Suivant les époques et les lieux, son rôle fut plus ou moins considérable : au vie siècle, m'emportait de beaucoup sur le

' C'est ainsi qu'au Parthénon le vide de la porte était à la superficie de la nef centrale comme un est à cinq, alors que dans le nord-ouest de l'Europe on s'accommode de fenestrages 'lont la relation à l'étendue de la salle esl celle de un a div.

- Cf. fie. 128 ii.

l'architecture égéenne hellénique

sanctuaire, vu qu'à lui seul il occupait les trois quarts de la surface totale de la plate-forme (182, n); l'ère classique lui concédait à peine la moitié de cette étendue (182, D ; enfin, l'âge hellénistique le favorisa de nouveau. On le développait tantôl en écartant les colonnes des murs (182, m), tantôt en doublant la rangée de celles-ci soit, comme au temple d'Apollon de

Sélinonte, sur le front, seulement (182, n), soit, comme à l'Olympieion d'Athènes et au temple de Didymes, sur toutes les faces 182, îv)1.

Le péristyle était à ce point partie intégrante d'un programme normal de temple que si, d'aventure, comme ce fut le cas pour le temple inachevé de Zeus à Agrigente, un développement excessif de l'échelle en empêchait la réalisation, du moins en suggérait-on pour ainsi dire 1 idée par l'artifice d'une colonnade engagée dans les murs de la cella (182, v .

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