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Types d'appareil hellénique

1. Maisons do Dclos. — II. Soubassement du temple d'Apollon à Delphes. — III. Mur de soutènement à Athènes (Dipylon). — IV. Mur d'Erélria. — V. Mur à Assos. — ,VI. Mur à Labranda. VII. — Mur à Assos. — VIII. Mur à Cnide — IX. Terrasse de l'Olympieion à Athènes. — X. Mur à Asionda. — XI. Appareil soigné. — XI. Monument d'Agrippa à Athènes.

Normalement, l'élévation d'un mur hellénique se décomposait en trois. parties \W.\ : en bas, se développait un socle, constitué par un ou plutôt par deux cours de pierres posées à plat ; au-dessus, réalisé au moyen de "leux dalles dressées de champ et généralement séparées par un intervalle, un haut soubassement, dit « orthostate », conservait le souvenir de ces parements lapidaires protecteurs de la zone inférieure d'un mur en

terre crue, que nous ont révélés les architectures niésopotamienne et liiltite et qui étaient aussi de mode en Crète1; pour achever, un empilage de blocs de moyenne taille posés sur leur lit de carrière. L'orthostale faisait légèrement ressaut sur le mur proprement dit et le socle sur l'orlhostale.

Dans tonte bâtisse soignée les lits étaient rigoureusement réglés et toutes les assises égales ou à peu de chose près. Rarement2 on appliquait le dispositif dune alternance à intervalles réguliers de rangées de deux hauteurs différentes. Presque toujours, les blocs d'une même assise se présentent tous dans le même sens, qui est celui de leur grand axe: il l'a u I descendre jusqu'à la basse époque pour observer, comme cela est possible au temple de Labranda, une succession de faces longues et de faces courtes (194, vi). Parfois, on réalisait uniformément l'épaisseur du mur au moyen d'un bloc unique. Plus souvent on intercalait entre deux assises de grands carreaux une de deux pierres oblongues juxtaposées, qui n'étaient pas jointives quand, comme c'est le cas au Parthénon, l'emploi du marbre incitait à l'économie. De toute façon, on s'attachait à contrarier les joints et à faire tomber tous ceux d'une même rangée sur, ou tout au moins, vers le milieu des blocs de celle en dessous. Le raccord de deux assises se rencontrant d'équerre est réalisé jusqu'au ive siècle au moyen de l'appareil en besace ; au îv'siècle, apparaît le dispositif coudé, dil a crossette3.

Par une économie bien entendue que permettait la qualité de l'exécution, les Grecs réduisaient l'épaisseur des murs au strict nécessaire. Elle variait d'ailleurs suivant que le style de l'édifice était dorique ou ionique : équivalente, en gros, dans le premier cas. au neuvième et, dans le second, au onzième de la hauteur du pan, elle était susceptible d'une proportion descendant jusqu'au dixième et au treizième Pour un édifice de petite taille, sa mesure était souvent inférieure à celle d'un mètre; pour ceux de dimensions moyennes, elle avoisinait deux mètres et, pour les très grands, elle approchait de trois mètres. Il est remarquable que, constante à toutes les hauteurs d'une muraille de monument ionique ou corinthien, elle diminuait, à la vérité d'une manière à peine sensible, de la base au sommet, quand la construction était selon le mode dorien.

' Cf. p. 133, 166 et 2!)2. La hauteur de l'orthostate était au Parthénon de lm.17. à l'Erech- Ihéion de 975 millimètres, au Théseion de 88i millimètres.

1 On peut citer comme exemples les murs oriental et occidental du grand autel de Pergame, et. à Athènes, le monument d'Agrippa.

Il l'ut employé à l'Erechthéion, dans la partie construite au début il u iv siècle, et à l'arsenal du Pirée.

L ARCHITECTURE EGÉEISNE HELLENIQUE

On peut citer 1rs murs qui soutiennent la terrasse sous-jacente à rOlympieion d'Athènes comme exemple de l'usage que la construction

195. — Structure du mur et de la colonne. A. Parthénon. B. Temple de Phigalie. C. Héraeon à Olympie.

grecque savait faire du contrefort, pour le renforcement d'une muraille [1.94, ix). Ce sont, régulièrement espacés de 5m,70, des pilastres larges de HS centimètres, saillant d'un mètre, les uns appliqués contre le parement du mur, les autres engagés dans sa niasse.

LA CONSTRUCTION

LES PROCEDES

Pour les Grecs, le type normal de la porte et de la fenêtre était la haie sous linteau, et le tracé dessinait soit un rectangle, soit un trapèze (190, 262). Généralement on constituait les côtés au moyen de deux jambages soit monolithes, soit construits et l'appui d'une fenêtre avec un bloc semblable à celui qui servait de linteau. Souvent linteau et appui débordaient les jambages et s'encastraient dans le corps du mur (196, xi, xn) :

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