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Types de portes et de fenêtres

I. Elaios. — II. Thorikos. — III. Phigalie. — IV. V. Assos. — VI. Orchomène. — VII. Messène. Pakeo-Mani. — IX. Aléa. — X. Kékropoula (Acarnanie). — XI. Tour d'Andros. — XII. Maison à Aegae. Agrigente (Temple de la Concorde).

on ne s'explique que par une recherche d'aspect un parti-pris aussi critiquable du point de vue constructif, puisque, par suite de l'inégal tassement de la bâtisse et de l'encadrement, il créait pour ce dernier des risques de fracture.

Les portes et les poternes de villes n'étaient souvent rien de plus qu'une brèche, pour l'établissement de laquelle on utilisait d'ordinaire le système des assises encorbellantes : la forme était tantôt celle, tout élémentaire, d'un triangle (196, i) ; tantôt celle de cette ligure ou celle d'un

29»i I. ARCHITECTURE ÉGÉENNE HELLENIQUE

trapèze surmontant un rectangle; ou encore celle d'une ogive ou d'un cintre ( 196, h, v. vm). Quant au mode île couronnement par une arche clavée il était rare, sauf en Asie Mineure et surtout en Acarnanie (196, ix, x) : la situation géographique de ce dernier pays par rapport à l'Etrurie prête à un rapprochement intéressant et suggestif.

Le soutien isolé .

Que sa conformation fût dorique ou ionique, que sa hauteur fût d'un peu plus de sept mètres comme au temple de Corinthe ou d'environ dixhuit mètres comme à celui d'Ephèse, le soutien isolé fui. d'abord, tout d'une pièce comme les poteaux de bois qu'il remplaçait. Ce mode de réalisation ne fut jamais exclu, tout au moins en ce qui concernait le support de petite taille ; néanmoins, dès le vie siècle, se généralisa le système d'un empilage de tambours (195).

D'abord restreint par la prudence du constructeur, le nombre de ces « vertèbres » — pour parler le langage expressif des Grecs — grandit par la suite '.

D'ailleurs, il n'était pas égal pour toutes les unités d'une même série de soutiens2. Les Grecs étaient trop avisés et ils avaient trop de raisons d'être économes pour estimer qu'un aspect de régularité. — du reste difficile à percevoir, voire même invisible quand, la bâtisse étant de calcaire, le fût était masqué par un fourreau en stuc — valût le déchet de matière dont il eût fallu le payer.

Cette tendance à diminuer la massiveté frappe encore plus, quand on envisage le soutien sous le rapport de ses proportions. D'abord on exagéra sa force ; l'époque classique s'efforça de mettre une plus juste relation entre sa carrure et le travail à fournir; enfin, l'ère hellénistique inclina vers la sveltesse. Ainsi, tandis que le support ionique du v.ie siècle équivalait à un

1 Si l'on prend connue terme de comparaison celui qu'on relevé au temple C de Sélinonte et qui est de quatre ou cinq pour une hauteur totale de 8™, 60, on s'aperçoit que le fractionnement du fût est au Parthénon deux lois et un tiers plus grand, au Théseion deux l'ois et demie, au temple de Ségeste près de deux l'ois et quatre cinquièmes ; même pour des colonnes géantes, comme celles de l'Olympieion d'Athènes ou du Didymeion, il est respectivement une fois et deux tiers et une l'ois et quatre cinquièmes plus considérable. (Sélinonte. temple C. : hauteur, 8m,62 = de 4 à 5 tambours ; — Parthénon : bailleur, 10"'. 40 = 10 à 12 tambours ;

— Théseion : hauteur , 5'\50 = 7 tambours: Ségeste : hauteur, 9u,,36 = de 10 à 13 tambours;

— Olympïeion d'Athènes : hauteur, 17m,25 = 14 tambours; — Didymeion : hauteur, 19m.40 = 18 tambours). Comme exemple d'épaisseur extrême, on peut citer celle des tambours incomplètement détachés des bancs de la carrière de Sélinonte dite Gave di Uampobello ; elle ' atteint de 3°>, 10 à 3»\28.

- Au Parthénon, la hauteur des tambours variait de 88 à 95 centimètres: au temple de Zeus j Olympie, de 56 à 77 centimètres; à Ségeste, de 93 centimètres ;i lm,26.

LA CONSTRUCTION

LES PROCEDES

peu plus de sept diamètres, on en compte presque dix dans plusieurs, datablesde la seconde moitié du ve siècle (233). C'est surtoul dans la construction selon le mode dorique que l'évolution est manifeste : les plus anciennes colonnes sont trapues, leur hauteur n'étant guère supérieure à la somme de quatre diamètres mesurés à la base : celles qu'implanta le ve siècle sont plus minces, égales en élévation à cinq ou six épaisseurs; enfin, à partir du ive siècle le démaigrissemenl progressa jusqu'à la réduction du diamètre à

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