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Les Pyramides de Gizeh

tion d'un plan et la mise en train des travaux1; en outre, le fait que celle « image de Rà parmi les vivants » se trouvait après la mort associée à Osiris, entraînait l'organisation d'un culte funéraire solennel, partant la construction d'un temple.

Si l'on ajoute que l'Egypte ne connaissait pas la sépulture de famille commune à plusieurs générations, que chaque individu avait la sienne pour lui, sa femme et ses enfants, on ne s'étonnera pas que la vallée du

' Il paraît bien que les souverains constructeurs de grandes pyramides commencèrent par s'assurer, en prévision d'une mort prématurée, un monument modeste, qu'ils agrandirent ensuite en l'enveloppant d'une ou de plusieurs chapes de maçonnerie, avec ou sans remaniement de l'ordonnance intérieure du noyau originel. Cf. p. 45.

CHRONOLOGIE ET TOPOGRAPHIE MONUMENTALES 17

Nil soit comme encombrée de tombeaux. Les villes des vivants sont, à peu de chose près, disparues, mais celles des morts subsistent, cités véritables, sillonnées de rues et divisées en quartiers. Telles, pour ne citer que les principales, les vastes nécropoles de Memphis qui, de Gizeh à Dachow, par Abousir et Saqqarah, se succèdent, sur une longueur de plus de 30 kilomètres et sur une largeur d'un demi à deux ; celle à'Abydos, immense, sacrée, à cause de la présence de Ja momie d'Osiris et du voisinage de la « Fente », accès du « royaume de l'Ouest » ; celle de Thèbes, enfin, si expressivement dénommée « En face de son Maître », avec ses sections du Biban el Molouk, de la Vallée des Reines, de l'Asasif, de Kourua et le souvenir de ses quarante-sept temples funéraires.

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