‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 140 sur 266 · Liaisonnement par attaches · texte numérisé non relu

Liaisonnement par attaches

I. Entablement d'un temple à Messa Lesbos). — tî. Tenon en bronze scellé ou plomb (Samothrace). — III. Chapiteau archaïque (Acropole d'Athènes). - IV. Tenons métalliques. - V. Agrafes - VI. Mur du naos du Parthénon. — VII. Stylobate du temple de Zeus à Olympie. — VIII. Architraves de l'Olvmpieion à Athènes. — IV. Liaison de deuv tambours. — X. Td. (Olympieion d'Athènes). — XL Tenon en bois (colonnes du Parthénon).

cédé ordinaire consistait à fixer le tenon dans la face de dessous de 1 assise supérieure et, une fois la pose achevée, par un étroit canal creusé dans le plan de lit du bloc inférieur on coulait le métal en fusion (204, i, ii. m). Le croquis X de la figure 204 indique l'expédient pour une colonne.

Le sol.

Pour le pavement, trois systèmes étaient en concurrence. Tantôt c'était un dallage dont les plaques, mesurant en surface d'un mètre à un mètre et demi et en épaisseur de 20 a 25 centimètres, posaient soit sur le massif

205. — Le Tliéseion (Asklépieion), a Athènes. Façade latérale restituée par Paulin.

du soubassement, soit, plus rarement — le temple de Phigalie en otlre un exemple — sur un grillage de murets1 202 iv . Assez souvent — il en était ainsi au temple de Zeus à Olympie et c'était de mode pour les maisons — ■ une mosaïque, liaisonnée au mortier, assemblait soit des cailloux, soit, à l'époque hellénistique, des cubes de marbre. Parfois, témoin le temple d'Egine, on constituait une aire en stuc. Quant aux planchers, ils étaient réalisés, à quelque hauteur au-dessus du sol, au moyen d'un empilage de grosses poutres encastrées dans les murs ou, portées par des soutiens, de solives transversales et de planches.

Les modes de couverture .

Ce que l'on sait de la couverture grecque annonce une solution ingénieuse, logique, simple, pratique et. dans une large mesure, originale, de ce problème de construction 206, 207, 208).

' Au ParUiénon, les dalles mesurent lm,19 par lm,73 et leur épaisseur est do 0m,21.

Tantôt, connue l'attestent les devis de l'Erechtliéion et le fait que certaines des tuiles conservées sont décorées sur leur face inférieure, l'édifice ne recevait qu'un comble, qui était visible de l'intérieur; tantôt, au contraire, le toit était masqué par un plafond.

Dans un monument à péristyle, le portique était, sous le rapport de la construction, tout à fait indépendant de l'édicule qu'il entourait. Néanmoins, la toiture était commune à l'un et à l'autre et, vue du dehors, elle présentait l'apparence d'un dais soutenu par une colonnade.

Plafond. — La structure des plafonds grecs permettait une exécution en pierre comme une en bois ; cette dernière, qui comportait l'emploi d'essences précieuses, telles que le cèdre et le cyprès, fut de règle, sauf pour la couverture du péristyle des édifices soignés de l'époque classique et de la suivante, pour laquelle on préféra la matière lapidaire.

On avait alors le choix entre plusieurs modes de réalisation.

Un premier, qui offrait l'avantage d'être utilisable, même dans le cas d'un grand vaisseau, avait pour élément essentiel une suite de poutres, dites soffiles, jetées sur le vide à couvrir suivant son plus petit axe et à intervalles égaux1 (206, i-iv). Pour la fermeture des espaces intermédiaires, deux systèmes étaient en concurrence. L'un, dont on lit application par exemple aux portiques est et ouest du Parthénon, au porche septentrional de l'Erechtliéion et à tout le péristyle du temple de Pbigalie, employait simplement des planches ou des dalles (206, i-iv). L'autre, qui fut adopté pour la couverture de l'Erechtliéion. disposait transversalement aux poutres des traverses qui, avec elles, constituaient un gril. Les baies quadrangulaires ainsi délimitées étaient boucliées selon le dispositif du « caisson » soit, immédiatement, au moyen d'une plaque qui, parfois était de terre cuite (206, ni), soit en deux fois, d'abord par une réduction de l'orifice grâce à un empilage de châssis de moins en moins ouverts, puis par la pose d'une tablette (206, v).

Un second type de plafond — il fut choisi, par exemple, pour les portiques latéraux du Parthénon — ne convenait qu'à des vides de petites dimensions, car il consistait tout uniment en un cours de dalles (206,iii, iv).

De toute façon, celles-ci, comme les plaques des caissons, étaient

Au Parthénon, leur longueur était de 4°>,37, pour une largeur de liu,13 et une hauteur de 54 à G0 centimètres. Au porche nord de l'Erechthéion, les soffites atteignent 6m,50.

L ARCHITECTURE ÉGEENNE HELLENIQUE

allégées autant que possible par une sculpture <le leur plan inférieur et un démaigrissement de leur face supérieure.

Poutres maîtresses, poutrelles transversales, cotés de châssis étaient. que la matière fût lapidaire ou ligneuse, assemblés à tenons et entailles ; «[liant aux dalles et aux caissons, leurs bords posaient sur un gradin ménagé dans l'arête supérieure des cadres du grillage de support (203, i; 206, m, v .

Page 1