V. Temple de l'Iii
L'.ilie.
des exemples, mais qui ne détrôna point la configuration
traditionnelle.
Celle-ci admettait d'ailleurs des complications : telle l'intercalation d'un coussin profilé en tore entre le tailloir et l'échiné et entre celle-ci et le fût : tel encore le modelé d'un haut collier au sommet de ce dernier — l'une et l'autre observables au porche septentrional de l'Erechthéion (244).
Plus encore que le dorique, le chapiteau ionique fut affecté par l'évolution des ordres arecs dans le sens d'une plus grande sveltesse. D'abord, sa part dans l'élévation totale de la colonne diminua dans des proportions bien plus considérables '. En outre, sa plastique fut l'objet de diverses modifications, en vue de développer chez le spectateur l'impression d'un élancement du soutien : d'abord ce fut un renflement du sommel du tailloir"1, qu'Jctinos essaya au temple de Phigalie, évidemment en vue de favoriser la montée du regard [2Ï2, v) : puis -- témoin l'ordre du temple d'Athéna à Priène et celui du Philippeion d'Olympie — ce fut un extrême amincissement du plateau '212. n, m. 238) ; enfin, cela aboutit -- par exemple au Didymeion et au temple de Magnésie — à la suppression du rebord marquant l'arête inférieure du plateau 2\2. i\
L 'entablement. — L'entablement ionique se distingue du dorique par plus de simplicité dans la composition et moins de franchise dans la l'orme : en effet, il ne comporte comme éléments essentiels que les deux membres indispensables, Yarchitrave et la corniche et, quand — ce qui est de règle pour les édifices soignés — il intercale entre elles une frise, celle-ci. trahit son inutilité constructive par l'absence de tout modelé de l'ordre monumental ; en re-
1 Les chapiteaux du Didymeion sont trois fois inoins hauts que ceux; des Propylées d'Athènes* tandis que les chapiteaux doriques du temple de Nemée ne sont que deux fois moins épais que ceux du Parthénon, bien que, de pari et «l'autre, l'intervalle chronologique soit à peu près le même. (Athéna Niké, 1,11e; Erechthéion (est). \ li8 ; Propylées, 1/14°; Aezani, 1/25°; Didymeion, l 33e.)
- Cf.. la ressemblance curieuse de celte conformation et de la silhouette du chapiteau hittite fig. 98, vfi .
yanche, il multiplie les divisions et il émousse l'accent des profils (229; 236; 243; 248).
Uarchitraoe a son parement antérieur accident»'' par le ressaut, répété deux et souvent trois l'ois, de plates-bandes se surplombant lune l'autre d'une très faible saillie. Comme dans le mode dorique, elle accuse nettement sa limite supérieure par le relief d'une moulure ; seulement elle profile celle-ci suivant une ondulation.
Moins haute que l'architrave— la différence égalanl une fraction de l'élévation de cette dernière variant entre 1/12 et 1/4 — la frise ionique développe un bandeau tanlot nu — comme à Priène, tantôt sculpté - — ■ comme au temple d'Athéna Niké (164; 22d; 236; 243); en somme, une manière de diadè'me au front de l'édifice.
Par sa conformation générale la corniche ionique se l'approchait de la dorique ; ce qui l'en différenciait, c'étaient des particularités de plastique secondaire. La principale était constituée
par le mode de raccordement du plafond du larmier au parement de l'entablement : il était réalisé, le plus souvent, au moyen d'une ample mouluration ondulée (201, e; 220; 236), parfois aussi — témoin la tribune des Caryatides à i'Erechthéion (254) et de nombreux exemples offerts par les monuments d'Asie Mineure, Priène, Didymeion, etc. — à l'aide d'une chaîne de (lenticules c'est-à-dire de saillies parallélipipédiques, régulière-
Î43. — Chapiteau historié et entablement de la façadi du Didymeion. (Restaur. de Pontremoli, op. cit \.