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La basilique romaine

I. Basilique ;t Pompéi. — II. Partie de la Basilique Julia à Home. — III. La Basilique de Maxence (ibid.).

longueur de 55m,20 et une hauteur de 31 mètres. Plus souvent, un quinconce de colonnes distinguait plusieurs nefs, la médiane plus large et plus haute que les latérales : sa supériorité en élévation rendait possible son éclairage par des fenêtres percées dans la partie de sa clôture qui surpassait les bas-côtés. Ceux-ci étaient parfois au nombre de quatre, comme c'était le cas pour les basiliques romaines dénommées Julia, Paulla, Ulpia ; plus souvent, on n'en comptait que deux qui, parfois, étaient coupés à mi-hauteur par une galerie. Le système des nefs multiples accroissait singulièrement les surfaces et, comme le mode romain de jonction des soutiens isolés par des arcs permettait d'amples entre-colonnements, il ne faisait point obstacle à la nécessaire vastité du local : la

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basilique Julia couvrait 5.000 mètres, l'Ulpiapius de 4.000 mètres, celle <le Maxence 4.500 et l'allée médiane des deux dernières mesurait près de 25 mètres dans le sens transversal! (304; 303, b; 32(5). Parfois, un retour d'équerre du quillage sur les petits cotés du plan constituait aux extrémités, perpendiculairement au grand axe, une nef déambulatoire, dénommée clialcidicum (304, i, n).

D'abord rectiligne, le fond de la basilique romaine, auquel était adossé le tribunal, se creusa plus tard en hémicycle (304, ni). Le frontispice était parfois précédé d'un portique. Généralement, les façades étaient closes au rez-de-chaussée; néanmoins, l'exemple de la basilique Julia, à Rome. témoigne qu'on admettait qu'elles fussent ajourées par des arcades (304, n).

Ainsi l'architecture romaine fut la première à concevoir et à réaliser un programme à la fois pratique et grandiose d'un local propre au rassemblement d'une foule.

Elle ne s'entendit pas moins à ordonner une salle de spectacle. Sans doute, pour le théâtre et le cirque, elle profita de l'expérience de sa devancière grecque. Mais elle réalisa trop de perfectionnements et de trop considérables, pour qu'on la réduise à la condition de satellite et, pour ce qui est de l'amphithéâtre, c'est à son seul génie qu'il doit être fait honneur des chefs-d'œuvre de simplicité pratique que constituent maintes de ses dispositions.

En gros, le théâtre romain reproduit celui des Grecs. Un hémicycle

en gradins (theatrum) généralement terminé en haut par une galerie, était

divisé en secteurs (cunei) par des escaliers rayonnants et en étages

mseanicb) par un ou plusieurs chemins de ronde [prœcinctiones) . Il

entourait l'aire d'un orchestre et faisait face à une estrade (pulpitam).

Cependant la formule romaine se distinguait de l'hellénique par des différences notables, consécutives soit à une autre conception du spectacle, soit à une meilleure entente de ses conditions matérielles et des commodités du public. Tout se passant sur la scène, celle-ci grandit aux dépens de Forchestre, qui se réduisit à la surface d'un demicercle annexé à la salle, pour la localisation des places d'honneur l. Une autre modification — plus importante, car au point de vue de l'acous-

' La scène du théâtre d'Orange mesure en longueur 61m, 12, en profondeur 9m,30; celle du théâtre de Pompée, à Itome, respectivement 100 mètres et 25 mètres.

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