I. Arc île Suse. — II. Arc d'Orange
(330, v; 313) ', ce dernier étant parfois remplacé par un volume en forme de trompe ou d'entonnoir renversé à profil concave (330, n. n '.
De même encore pour l'édifice commémoratif ; quand il n'était pas une colonne ou un arc triomphal, celui-ci d'autant plus montant qu'une ou plusieurs arches commandaient une ascension du regard et que son sommet se hérissait de statues (331, 314), il avait la tournure d'un mausolée — tel le trophée de Trajan à Adamklissi; ou celle d'un édicule funéraire à étages — tel le trophée d'Auguste à la Turbie.
' Cf. les mausolées de Geecilia Metella, d'Auguste. d'Hadrien.
i Cf. le mausolée des Flavicns sur le Quirinal, de nombreux tombeaux dans la banlieue de Rome, le mausolée de Dioelétien à Spalato, eelui de Constantia à Rome.
3 Cf. par exemple le tombeau de Zaccharie dans la vallée de Josaphat, eelui de Dougga en Tunisie.
* Cf. le monument de Saint-Rémy en Provence.
• Cf. le tombeau d' « Absalon » dans la vallée de Josaphat, celui d'Fgel près de Trêves.
Notons enfin comme sigrialétiques du goût romain, l'addition aux basiliques d'absides en hémicycle et la fréquente édification de temples et de marchés sur plan circulaire ou polygonal.
Le souci d'impressionner est également manifeste dans la conception romaine du jardin qui, à la vérité, se trouva, dans une certaine mesure, conditionnée par la médiocrité des ressources végétales et florales dont disposaient les anciens1. Elle visait, en effet, à frapper l'esprit par une contre-partie des aspects naturels et à l'amuser par des spectacles imprévus ou composites. Les moyens étaient le tracé d'allées droites, le modelé du terrain en terrasses, des plantations en lignes ou en quinconces; mieux encore, une conformation architecturale ou sculpturale de la végétation enfermée en des parterres à contours géométriques, palissadée en muraille, percée de baies, courbée en berceaux, taillée en volumes réguliers, à l'image d'objets voire de figures; enfin l'association aux éléments de nature de parties d'architecture et de sculpture 298 .
EFFETS DE PLASTIQUE MONUMENTALE SECONDAIRE
332. — La colonne rostrale. (D'après Durm, Ila?idb, der Arclt.)
La plastique monumentale secondaire des édifices romains annonce, autant que leur conformation totale, le désir de frapper les yeux : car les exemples abondent de silhouettes et de façades accidentées, même à l'excès. Tels les frontons brisés usuels en Syrie, en Arabie Pétrée, en Afrique et aussi à Rome, au déclin de l'Empire (335) ; tels les perrons à portiques qui sont indentés en bastions par la pénétration d'escaliers dans les entre-colonnements (333, n) ; telles les lanternes à colonnades chères aux architectures funéraire et commémorative (313, 335) ; tels les pseudoportiques que réalisaient soit l'érection devant un mur de colonnes reliées à lui par des parties d'entablement (205), soit, plus simplement, un dispositif de pilastres ou de colonnes engagées couronnés par un simu-
1 Les Romains avaient ;i leur disposition : comme végétaux, le buis, le laurier, le grenadier, le myrte, le cyprès, le chêne-vert et plusieurs variétés de pins et de sapins, le lierre, l'acanthe; connue fleurs, la rose, la violette, le crocus, le narcisse, le lys. l'iris, l'hyacinthe, le pavot, l'amarante.
EFFETS DE PLASTIQUE MONUMENTALE SECONDAIRE
lacre d'entablement ' ; toiles les colonnes dressées en avant d'une pile ou d'une muraille pour recevoir les retombées d'une voûte d'arête2 : et aussi les nicbes évidées dans les façades extérieures ou intérieures (280, 290 ; les ressauts du profil des soubassements (289, 293), les caissons profondément enfoncés dans les plafonds et dans les voûtes (286, 351).
Les encadrements des baies de portes et de fenêtres contribuaient pour une bonne part à animer les murs : carrés, il étaient souvent profilés à ressauts, parfois agrémentés de erossettes, souvent rehaussés d'une cor-
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