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tait sur ses rugosités pour retenir ce masque : était-elle de pierre ou de briques, on favorisait l'adhérence par la plantation de clous ou le scellement de menus morceaux de marbre dans le support.
On n'apportait pas moins d'attention à l'exécution des revêlements en marbre que les Romains aimaient à la folie et dont l'usage en grand est une des caractéristiques de leur architecture. Les plaques étaient liées à la muraille par une couche de ciment et retenues par des agrafes et par des ancres métalliques (-V2'2, h).
Les voûtes étaient habillées de stuc, parfois de mosaïques de marbre ou de verre.
344. — Frise du temple du Soleil à Rome, (lîestaur. de Dulert).
Quant au sol, on le constituait parfois d'un plateau de stuc bien lissé, plus souvent d'une marqueterie de menus cubes de marbre lixés par un lit de mortier que supportait une couche de béton superposée elle-même à un lit de ballast; l'ouvrage achevé, on comblait les interstices en promenant à sa surface une crème de mortier de marbre et on terminait par un polissage minutieux (347).
Tel que nous l'avons défini, le goût romain devait être flatté par l'éclat du métal : de fait, on façonnait volontiers en bronze des placages; des seuils; des tuiles comme au temple de Vesta à Rome: des portes comme celles du Panthéon encore en place (334) ; des chapiteaux — on peut citer comme exemples ceux de l'édifice susmentionné et aussi ceux qui à Djéraeh et à Palmyre furent économiquement constitués d'un noyau lapidaire et d'un doublage métallique. Les applications d'or étaient ('gaiement en faveur.
EFFETS DE PARURE
Enfin, quand le client pouvait y: mettre. le prix, l'architecture domestique de l'ère impériale employait l'ivoire et même les pierres précieuses !
Autant qu'aux reflets de matières polies, les Romains étaient sensibles aux attraits de la couleur et encore plus aux prestiges d'une polychromie variée.
Ils teintaient leurs enduits soit en étendant la matière colorante sur
Clidié Aliuaiï.
Motif provenant du Fin uni de Trajan (Musée de Latran).
leur surface encore fraîche — c'était le procédé usuel quand il ne s'agissait que de badigeonner — soit en couchant sur le masque devenu sec un liquide gluant chargé de pigments, soit plutôt en couvrant le parement de cire fluide colorée que la chaleur d'un réchaud achevait d'incorporer à l'épiderme de la paroi. Guidés par un sentiment très juste de l'effet, ils recherchaient les tonalités chaudes, les teintes franches, les harmoniescontrastées : leur palette était chargée de blanc, de noir, de brun rouge, d'ocre, de bleu, de vert, de jaune, de rouge.
Ils jouèrent d'autre part en virtuoses de la mosaïque polychrome et ils s'entendirent à tirer une note de couleur d'une construction en briques apparentes, soit qu'ils liassent des carreaux jaunâtres avec un mortier
rouge soit que -- Le « temple du Dieu Rediculus » en offre un exemple typique et réussi — ils opposassent des briques jaunes claires à d'autres de nuance rouge chaud.
Cependant, aux veux avides de splendeur des Romains de l'Empire, nulle polychromie n'égalait celle dont le marbre et la pierre dure polie fournissent les éléments. Aussi bien disposaient-ils d'une gamme étendue
Cliché Aimai