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Tombeaux; hypogées

I. n° 7 de la nécropole de Boni Hasan. — II. de Klinounihotpou (ibicl.). — III. de Séti I (Biban el Molouk,

Thèbes).

Réalisé intégralement, le type rupestre — Y hypogée — tel qu'il apparaît à Beni-Hasan, à El Bersheh, à Thèbes, à Siout, etc., répétait tout le dispositif interne d'une sépulture de la Basse Egypte. Passé un portail ou un porche plus ou moins monumental, on entrait successivement dans une salle carrée ou oblongue, parfois hypostyle, puis dans une chapelle au fond de laquelle se trouvait la « fausse porte »; du sol un puits donnait accès à la chambre sépulcrale. D'autres fois cette dernière était non en dessous, mais à la suite et dans l'axe de la chapelle, au bout d'un couloir qui pouvait mesurer jusqu'à une quarantaine de mètres (27, i, n).

Du jour où la capitale fut transportée de Memphis à Thèbes, il fallut trouver pour les morts royaux un équivalent de la pyramide, accom-

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mode aux nécessités géographiques sus-mentionnées. Aussi bien, l'évolution des croyances détermina-t-elle une modification du programme primitif.

Sépulcre et chapelle furent nettement séparés, souvent par de grandes distances.

Le premier, creusé dans la montagne lihyque, se composait d'une enfilade de couloirs inclinés, d'escaliers descendants et de chambres, à l'image de la suite des régions que traversait le Soleil avec son cortège d'âmes, durant la course nocturne de sa barque à travers les espaces infernaux del'Amentit. Certains caveaux étaient conformés en manière de salle hypostyle, notamment celui où. reposait la momie. Le développement longitudinal de ces tombeaux était considérable1 : fréquemment il mesurait de 60 à 80 mètres; il atteint 125 mètres dans celui de Ramsès III et, dans l'hypogée de Séti I, il dépasserait les 145 mètres qu'on y compte aujourd'hui, s'il n'avait été interrompu par un éboulement (27, ni). Pour dépister les voleurs, on multipliait les précautions et les ruses : faux puits, passages murés, masque d'un éboulement artificiel devant l'orifice extérieur.

En même temps qu'il préparait au cœur de la montagne une cachette pour sa momie, le souverain réalisait la « chapelle » indispensable au culte funéraire de son « double », en édiliant quelque part dans la plaine un véritable temple, semblable à ceux des dieux dans la compagnie desquels la mort l'introduisait.

Aucun des types que nous venons d'examiner ne convenait aux terres alluviales du Delta. Celui dont on y faisait usage étageait au-dessus d'un haut patin en briques des alvéoles où prenaient place les momies. Quant aux rois des dynasties qui régnèrent à Tanis, à Sais, à Bubastis, on leur ménageait, si nous en croyons Hérodote, une sépulture dans la cour d'un temple.

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Pas plus qu'un mort, une divinité d'Egypte ne pouvait se passer d'un logis aux bords du Nil; car on croyait à sa présence réelle sur terre, sous l'espèce d'une statue, d'un animal, voire d'un objet à elle consacrés,

1 De là le nom de syringes que les Grecs donnèrent à ces tombeaux, à cause de l'analogie qu'ils leur découvraient avec les roseaux de leur flûte, la syrinx.

partant imprégnés de sa personnalité. « Maison du Dieu », «Château du Dieu », telles étaient en langage égyptien les appellations significatives

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