La colonne lotiforme
I. Nympha-a lolus. — II. Nymphœa cœrulea. — III. Colonne du tombeau de Ptah Schepsès, à Abousir. — IV. Colonne de Béni Hasan. — V, VI. Section de ladite colonne à la base et au sommet du fût. — VIL Colonne du temple d'Isis, à Philae. — VIII. Colonne figurée sur un relief de Gizeh (Ve dyn ). — IX. Représentation d'une colonne à Zaouyet-el-Meteiu (VI° dyn.). — X. Colonne du temple d'Edfou.
stylisation dans l'interprétation du motif floral, une énorme diminu-
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tion de l'épaisseur du tailloir et un léger accroissement de ses dimensions horizontales. Les proportions sont sveltes, le rapport du diamètre inférieur du fût à la hauteur totale, hase comprise, étant celui de 1 à 6,7 (56, iv).
La colonne à bouton de lotus parait avoir été dédaignée par l'art du Nouvel Empire. Elle reprit faveur à l'époque ptolémaïque, mais sous une forme modifiée par un abaissement du collier et un empâtement du faisceau dans la masse d'un cylindre. De cet avatar un bon exemple se voit au temple d'isis à Phike (56, vu).
Du type à chapiteau en forme de fleur épanouie nous ne possédons, pour l'époque pharaonique, que des représentations [56. vin, ix). Elles nous apprennent, qu'à part la variante couronnement, il ne se distinguait [tas de celui de la colonne que nous venons de présenter. Par contre, 1ère ptolémaïque nous offre, notamment à Edfou. des réalisations que distinguent une multiplication excessive des motifs secondaires et l'engainement du fascicule dans une enveloppe cylindrique. Dans tous les cas, le tailloir est réduit aux proportions de la section du fût : masqué par la saillie de la corbeille, il n'a point d'autre rôle que de recevoir la charge des sommiers (56, x).
La colonne papyriforme.
Singulièrement plus brillante fut la fortune de 5". —Colonne papyrii'oi me |a eolonne papyriforme, dont la plus ancienne ap-
à chapiteau en bouton . .
(Thébes. époque d'Ame- phcation connue se voit, a Ahousir, dans le temple
nophis ni) (D- après funéraire ([e Néouserré (Ve dynastie) (58). Prisse, op. cit.) v K '
Le végétal qui servit de modèle est un roseau
[Cyperus papyrus L). La tige, dont la section dessine un triangle à côtés
convexes, émerge d'un fourreau de folioles lancéolées et fleurit en une
ombelle dont le profil varie, suivant la phase de son développement, de
celui d'un gland allongé à relui d'une cloche largement ouverte vers le
haut. Comme son émule lotiforme, la colonne papyriforme comportait