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CHAPITRE III LES PROGRAMMES ET LEURS RÉALISATIONS

PROGRAMMES CIVILS ET MILITAIRES

La ville.

La civilisation mésopotamienne — du moins telle qu'elle nous apparaît au cours du premier millénaire avant Jésus-Christ — comportait une partie déjà relativement importante d'édilité. Les rues d'Assour, récemment déblayées, étaient étroites et tortueuses, mais pourvues d'égouts; celles de Dour Sharroukin (Khorsabad) étaient de belles voies larges de douze mètres: au dire d'Hérodote, celles de Babylone constituaient un réseau systématique, par le croisement de vingt-cinq artères perpendiculaires à l'Euphrate et de vingt-cinq parallèles au fleuve, que franchissait un pont ; déplus, une voie sacrée richement décorée traversait la ville, menant au temple de Mardouk.

La fortification.

Telle que nous la décrivent les textes relatifs à Babylone et que nous la montrent le plan gravé sur la tablette que tient la statue de Goudéa architecte (xxive siècle) et les restes de l'enceinte de Dour Sharroukin (fin du vnie siècle), la fortification mésopotamienne manifeste une entente remarquable de la défense (76, 78). Elle ne se bornait pas aux éléments d'une résistance passive : hauteur, épaisseur, répétition de mura il les

PROGRAMMES MILITAIRES

crénelées — celles de Dour Sharroukin culminaient à 23 mètres et, d'un parement à l'autre, en mesuraient 24. Elle savait, en outre, organiser une résistance active, en assurant le flanquement des remparts par des tours et en retardant le passage des portes par l'établissement d'une suite de couloirs et de cours dont, aux entrées de Dour Sharroukin,

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