‹ L'architecture (volume 2)Chapitre 60 sur 266 · Drains et égouts mésopotamiens · texte numérisé non relu

Drains et égouts mésopotamiens

I. Eh'ains sous voûte (temple de Nippour, époque de Naramsin). — II. Un raccord de celle canalisation. — III. Drain chaldéen. — IV. Système d'égout du palais de Kliorsabad.

reliefs de Koijoundjik et de Khorsabad (77, v).

Palais ou maison, l'habitation mésopotamienne était pourvue d'un certain confort.

La défense contre la chaleur était constituée par une extrême épaisseur des murs et de la couverture ; par l'aménagement, en bordure des cours du harem, de sortes de niches profondes au sol surélevé, que des tentures et des rideaux abritaient de la lumière et de la pluie, et qui constituaient de petits salons frais et aérés; enfin, par une sage réduction des ouvertures. L'éclairage et l'aération étaient assurés essentiellement par

' Cf. p. 127.

■ Inscription de Sargon. Cf. 1rs analogues de Tiglatphalazar, de Sennachérib, d'Assourbanipal.

?- Cf. p. 152.

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les portes qui, à la vérité, étaient de grandes dimensions1 et, accessoirement, par des tubes en poterie traversant obliquement la couverture.

Gomme il convenait en des pays exposés à des pluies diluviennes et à des chaleurs torrides, de grandes précautions étaient prises pour l'évacuation des eaux et des ordures.

Toutes les maisons qui ont été déblayées à Assour étaient munies d'un égout; le palais de Khorsabad possédait un réseau complet de drainage aboutissant à de grands collecteurs2 (80). Enfin, une salle de bains était partie essentielle de toute distribution.

PROGRAMMES RELIGIEUX

Un temple mésopotamien comprenait deux parties bien distinctes : un monument symbolique et un logis divin.

La cosmologie chaldéenne concevait la terre comme une montagne divisible, dans le sens vertical, en sept zones, dont la suprême était l'habitat des dieux, et, horizontalement, en quatre cantons disposés comme les points cardinaux. Cette croyance se trouvait concrétisée dans la ziggourat (ziggouratou), tour à plusieurs étages à laquelle s'appliquaient les qualifications significatives de «maison de la Montagne terrestre », « montagne dressée vers le ciel comme le Grand Mont ».

Toujours, le plan d'une ziggourat dessinait un parallélogramme orienté par ses angles; mais son élévation comportait deux types propres, l'un à la Chaldée méridionale, l'autre à la Babylonie et à l'Assyrie. Le premier, dont les ruines d'Ourou, d'Eridou, d'Ourouk permettent de se faire une idée, superposait trois massifs cubiques, inégaux en surface et en hauteur, les deux supérieurs retraités vers l'arrière du monument, le dernier couronné par une chapelle, tous accessibles par des escaliers3 (81, i). La seconde formule a été détaillée par Hérodote d'après l'application que lui en avait offerte la ziggourat d'Esagila, le grand temple de Mardouk à Babylone, dénommée Etmenanki. « C'est, écrit-il, un

1 A Khorsabad, la largeur des portes varie entre 2 et 3 mètres.

2 Au centre de la plupart des salles, un trou large d'une dizaine de centimètres percé dans une dalle carrée constituait l'orifice d'une conduite de descente large de 28 centimètres : d'abord verticale, puis oblique, celle-ci aboutissait à un collecteur large de lm,08, haut Je lm,40.

i A Ourou, le dé inférieur était haut de 0 mètres environ, le suprême de 8. l'intermédiaire de 10.

carré régulier qui mesure deux stades de coté (370 mètres). Au centre, se voit une tour massive, longue et large d'un stade (185 mètres); sur cette tour s'en élève une autre et, sur cette seconde, encore une autre et, ainsi de suite, de sorte qu'on en compte jusqu'à huit, le terreplein compris. La montée se fait extérieurement, au moyen d'une rampe qui tourne successivement autour de tous les étages. Dans la tour supérieure est un grand sanctuaire et, dans ce grand sanctuaire un lit riche-

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