Corniches et moulures phéniciennes
Amrith (108, n) — évoquent un type égyptien propre aux nécropoles de la Haute Egypte1. D'autres paraissent plus originales : telle celle d'un tombeau d' Amrith (10 i, 108, i) semblable à une pile de cylindres en retrait, dont le dernier est terminé par une sorte de calotte simulant peut-être le phallus, symbole d'immortalité; tel encore celle du Kabr Iliram (108, ni) avec son amortissement en bat que répètent des tombes de la nécropole d'Amathonte à Chypre \ De même pour les profils : à côté de la gorge égyptienne, couronnement préféré des murs à toutes les époques (110, m, iv), et du crénelage mésopotamien qui paraît avoir été aussi à la mode (110, v), les Phéniciens en pratiquèrent d'autres que reproduit la ligure 110 (i, u, m, vu .
Pour ce qui est des formes secondaires, la plastique du chapiteau fait honneur à l'art phénicien-chypriote. Elle comportait, en effet, une certaine
1 Cf. p. 79, lig. 47. v-vii.
'2 Une singulière ressemblance de la silhouette générale rapproche le Kabr Uirani du tombeau de Cyrus à Pasargade (cf. p. 398).
variété de formes, quelques-unes aussi agréables à l'œil qu'appropriées à la fonction constructive «lu membre, el qu'on peut rapporter à deux types : l'un était façonné soit en corbeille à silhouette géométrique [111,