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PROGRAMMES MILITAIRES. PROGRAMMES FUNERAIRES

celui de Giti/128, i) n'en conservait pas moins l'essentiel de l'ordonnance d'un palais mycénien : il isolait nettement un sérail avec vestibule el mégaron d'un ensemble constitué par un harem avec mégaron et chambres et par un trésor.

La fortification mycénienne était relativement savante : l'enceinte de Troie, le château de Goulas, celui de Mycènes et surtout celui de Tirvnlhe montrent qu'on savait utiliser les avantages naturels d'une position et les développer par l'érection de murailles épaisses et

129. — Tombeau à Mycènes, dit Trésor d'Atrée ou Tombeau d'Agamemnon.

parfois caseniatées, par des tracés d'enceintes à crémaillère, par des flanquements au moyen de bastions ou de tours : par un arrangement des accès extérieurs forçant l'assaillant à exposer son liane droit non protégé par le bouclier au tir de la garnison (127, i, nos 1 , 2. 3); enfin par un dispositif de couloirs coudés et de portes à vestibule intérieur à la mode mésopotamienne et hittite 127, u ; 128, i, u, n° 15).

L'architecture mycénienne réalisa trois sortes de programmes funéraires. Une première, la plus ancienne, définissait une fosse quadrangulaire au moyen de quatre murets et d'une couverture en dalles et la signalait soit par un tumulus soit, comme ce fut le cas pour les tombeaux royaux de l'Acropole de Mycènes, par une espèce d'allée couverte

à la mode néolithique. Une seconde comportait le creusement dans le roc, à flanc de coteau, d'un caveau quadrangulaire, mesurant de 3 à 3 mètres de côté et de 2 à 3 de haut, conformé à sa partie supérieure soit en comble à deux ou quatre versants soit en dôme, et dont l'accès était ménagé par un couloir (dromos) masqué après l'inhumation par un remblai. La troisième constituait la sépulture au moyen d'une grande chambre construite en coupole sous tumulus naturel ou artificiel, précédée d'un vestibule, accotée ou non d'un caveau quadrangulaire et accessible par une longue avenue entre murailles, qui tantôt était comblée après les funérailles, tantôt restait ouverte. Comme exemples de cette dernière on peut citer le « trésor de Minvas » à Orchomène. les tombes de Menidi, de Dhimini et, à Myeènes, celle dite Tombeau de Clvtemnestre et celle qu'on a dénommée Trésor d'Atrée ou Tombeau d'Agamemnon, la plus importante de toutes (129).

L'architecture mycénienne n'employait la pierre qu'à son corps défendant pour le soubassement des demeures de vivants à préserver de l'humidité du sol et pour la totalité des logis funéraires qu'on voulait durables.

Ses matériaux ordinaires étaient de la terre ou du bois.

Elle mélangeait la première, d'ailleurs peu ou point épurée, avec beaucoup de paille hachée et la moulait en carreaux, mesurant : en surface, en moyenne de 0m,48 XÛ'",3li à 0m,6o X 0m,45 ; en épaisseur, de O'MO à 0m,15.

La pierre était débitée en blocs dont le volume variait suivant la nature de la roche. Là où elle était tendre, en Troade par exemple, on coupait des moellons plutôt petits ; était-elle dure, on réduisait au minimum l'effort de la taille et le déchet de la matière, en usant de pierres de grandes dimensions. Beaucoup de celles que nous connaissons pèsent de 31)011 à 4 000 kilogs et plusieurs sont d'imposants mégalithes. Les carriers mycéniens parvenaient à détacher du roc, parla méthode des primitifs1, drs masses ('normes : le linteau de la porte des Lions à Myeènes mesure 3 mètres de long, 2"', 30 de large, I mètre d'épaisseur et pèse une trentaine de milliers de kilogs 131';; celui du « Trésor d'Atrée » est

' Soit en enfonçanl ou en faisanl gonfler par des aspersions d'eau des coins introduits dans les fissures naturelles nu dans des trous forés.

LA CONSTRUCTION

LES MATERIAUX

(juatre fois plus lourd avec des cotes respectivement de 8m,o0, de o mètres et de lm,12 (130, vm). Suivant le degré de résistance de la roche, la con-

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