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Procédés de la construction mycénienne

1. Muraille de la 116 Troie. — II. Mur à Tirynthe. — III. Mur à Argos. — IV. Appareil d'une coupole de tombeau, à Mycènes. — V. Tète de mura Troie. - VI. Tète de mur à Troie. (Mégaron du palais.) — VII. Porte d'un tombeau à Menidi. — VIII. Porte du Trésor d'Atréeà Mycènes. — IX. Assemblage des dalles de l'allée couverte dans la nécropole du château de Mycènes. — X. Scellements à la façade du Trésor d'Atrée.

formation des blocs était irrégulière ou tendait vers celle d'un parallélipipède. Souvent on ne dressait que la face antérieure, parfois on parait aussi les jointives.

Bien que la chaux fût en usage, le mortier mycénien était ordinairement de la boue mélangée de paille hachée très menu. La terre cuite était mise à contribution pour la confection des tuiles.

Le constructeur mycénien consolidait une élévation en briques au moyen d'un liaisonnement des assises par des lits de mortier épais de 1 à 3 centimètres et d'une armature en poutrelles de bois longitudinales et transversales logées régulièrement dans la muraille (130, i, v).

La bâtisse en petits moellons était conformée de la même façon.

L'appareil en pierres dit « cyclopéen ' » dénote, selon les lieux, plus ou moins d'habileté. Tantôt — ainsi à Tirynthe (130, n) — on utilisait les matériaux tout venants, se contentant de bouclier les interstices avec de la pierraille et du mortier de terre; tantôt, comme aux murailles d'Argos. (130, ni), on assemblait avec soin et, souvent avec art, des pierres de taille polygonales dont la face antérieure mesurait en moyenne l1", 10 par lm,30. Parfois même — à Mycènes par exemple — (130, iv, vin), on tendait au nivellement des lits, mais sans s'astreindre à l'égalité des assises, à la verticalité des joints ni à la proscription des décrochements. Enfin, les murs de Troie révèlent l'emploi du système d'un blocage de petits moellons et de boue entre deux parements. L'allée couverte de la nécropole dans le château de Mycènes offre un spécimen de cet assemblage de dalles de pierres à la façon de la menuiserie dont nous avons déjà observé l'emploi en Crète- (130, ix). L'usage de scellements métalliques était familier aux constructeurs mycéniens pour la fixation d'éléments rapportés tels que tablette d'un chapiteau, demi-colonne (130, x).

L'épaisseur des murailles mycéniennes était considérable : à Troie, elle est de 3m,50 à 4m ; à Mycènes, de 3 à 7 ; à Tirynthe, de 7 à N ; voire de 171U,30 dans les parties casematées de l'enceinte (127, i. n° 13;

Normalement, nous l'avons déjà observé, l'élévation des murs mycéniens comportait un soubassement en pierre surmonté d'un empilage de briques ou de moellons avec armature en bois. Leur tête était constituée, au-dessus du socle lapidaire, par un cadre de bois et un garni de briques crues ou de terre (130, v, vi). Les parois faites de ces matières étaient garanties par un revêtement ou par un lambris.

Les portes étaient des baies trapézoïdales, avec ou sans jambages, que

1 Ainsi dénommé à cause d'une légende qui l'ait honneur de la construction des murs de Tirynthe à sept Gyclopes embauchés par le roi Proitos. 3 Cf. p. 188.

LA CONSTRUCTION

LES PROCEDES

fermaient des linteaux de bois ou de pierre, ces derniers taillés plus ép;iis au centre qu'aux extrémités, alin d'accroître leur résistance à la fracture et d'ailleurs soulagés par une décharge (130. vu, vin ; 131). On ne craignait pas d'amples proportions : l'ouverture de la Porte des Lions à Mvcènes équivaut à une surface d'environ 9m,50 et celle de l'entrée du

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