PREMIERE SECTION LES ARCHITECTURES ÉGÉENNES PRÉHELLÉNIQUES
CHAPITRE PREMIER LES ARCHITECTURES PRÉHELLÉNIQUES DE L'ASIE MINEURE OCCIDENTALE
TOPOGRAPHIE ET CHRONOLOGIE MONUMENTALES LES CONDITIONS HUMAINES ET NATURELLES. LES INFLUENCES
Phrygie. — Vers la fin du ixe siècle, les Phrygiens venus de la Thrace deux ou trois siècles plus tôt, constituèrent un grand état qui prit son essor sous les Tantale et les Midas, le premier de légendaire mémoire, le second contemporain de la fin du vme siècle. Leur domaine propre était le plateau à l'ouest de l'Halys, depuis la mer Noire et la mer de Marmara
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jusqu'aux monts qui le bornent au sud. Vers l'ouest, ils occupèrent les hautes vallées îles tributaires de la mer Egée et ils paraissent avoir atteint les parages septentrionaux du rivage de cette dernière. Fort malmenés par l'invasion des Cimmériens, vers le milieu du vu0 siècle, ils furent conquis par les Lydiens dans la première moitié du vr\
136. —Aire des architectures préhelléniques de l'Asie Mineure.
Prospères et bien doués, les Phrygiens provoquèrent une production architecturale que trois ensembles de ruines datables du dernier tiers du vnc siècle et de la première moitié du vi°, permettent d'apprécier.
Un premier, situé dans la région du Sangarios, comprend de rares vestiges de la capitale phrygienne Gordion et, sur la route de Kutayeh à Kara-Hissar, des restes de forteresses, de sanctuaires en plein air avecautels et de nécropoles; aux lieux dits : Ayazin, Yapouldak, Delikli-tach, Bekchich, Pichmich-Kalé ', Koumbet , Doghanlou-derési ou lasili-Kaïa, etc., se voient des monuments rupestres, sanctuaires ou tombes, l'un d'eux marqué d'une inscription commémorative du « roi Midas ».
CHRONOLOGIE ET TOPOGRAPHIE MONUMENTALES
Un second groupe, en Paphlagonie, dans la basse vallée de l'Halys, à l'ouest de ce Meuve, à Iskelib et à Hambarkaïa, montre des tombeaux.
Au nord-est de Smyrne, dans la région montagneuse du Sipyle subsistent les restes d'une cité avec une acropole fortifiée, un sanctuaire et une idole gigantesque taillée dans le roc, enfin des tombeaux dont le principal passe pour être celui de Tantale.
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137. — (i Tombeau de Midas » (Iasili Kaïa). (D'après Texier. Descr. de l'As. Min.)
Lydie. — La Lydie eut pour berceau les vallées de l'Hermos et du Gaïstre avec Sardes (aujourd'hui Sart) pour capitale. Sous la dynastie des Mermnades qui prit le pouvoir en 687, elle crût rapidement en prospérité et en puissance jusqu'à imposer, vers le milieu du m' siècle, sa domination ou son protectorat à toute la moitié occidentale de l'Asie Mineure. Favorisés par la nature qui les avait gratifiés d'un sol des plus fertiles et de la meilleure route de communication entre la Mésopotamie et la mer Egée, les Lydiens accumulèrent tant de richesses et vécurent dans un tel luxe, que le nom de leur dernier roi, Crésus (.j61-o46) est devenu synonyme d'opulence et de splendeur. Mais, en ")i(i, en plein apogée, l'empire lydien fut abattu par la rude main de Cyrus.