CONCLUSION
Bonne chance!
Si après ces mises en garde, ces réserves et ces points d’hésitation, on s'approche malgré tout de l’œuvre d’architecture, si on cherche à la comprendre pour l'utiliser correctement, si on parvient à la sentir, on aura d’immense joies, on éprouvera des satisfactions profondes.
Quels que soient ses matériaux et ses formes, l’architecture touche tellement aux besoins quotidiens! Elle traduit tant d’aspirations durables, projets spirituels ou nécessités terre-à-terre. Par ailleurs, à cause de ces mêmes matériaux et de ces mêmes formes, elle accuse la diversité des réponses qui leur furent apportées, dans l’espace ou dans le temps. Elle clicherait aisément des états de «civilisation» si les pulsions de l’âme et du corps ne s'étaient point chargées de les adapter aux mouvances de l’histoire.
Car elle exprime l’homme et tout à la fois le façonne. Elle est sa création, mais qui le détermine par réciprocité. Cause et effet. Aussi s’avère-t-elle foncièrement et fortement «responsable» de l’humain. Hier, aujourd’hui, demain. C’est bien pourquoi l'architecture se hausse au premier rang des témoignages, qu’elle est une donnée fondamentale d’un milieu de vie, d’une culture. Sa confection est captivante. Son reflet n’est pas moins palpitant. Qu'il n’aveugle pas et ne soit pas trop déformé était notre propos.
Avril 1978.
Imprimé par l’Imprimerie Orientaliste B.P. 41 — B-3000 LOUVAIN
Dépôt légal : D/1978/0095/11