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CHAPITRE PREMIER “TIRYNTHE ET MYCENES

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- § I. —Les origines de l'architecture en Grece.

Les origines de la civilisation des premiers Fiabe: << a tants de la Gréce, pour la période lointaine qui précéde nie : Pes wparitioa de l’art mycénien, sont obscures et on a Eciles 4 debrouillers: sens = Les fouilles de Santorin et de erm < ont révelé la civilisation grossiére des peuplades ‘qui ont habité ces ne - fles avantet aprés ’éruption du xvi siécle. Celles d’laly- . sos, de Nauplie et des iypogées de Spata indiquent déja des sociétés plus développées. Cependant il ne saurait étre question d’art a propos de ces productions. primi- — tives; elles n’intéressent que Varchéologue et Vhistorien. Une étude de Parchitecture ne peut laisser de cété

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lvs vieilles constructions « cyclopéennes »; mais elles sont lceuvre brutale de populations ignorantes encore des procédés techniques les plus élémentaires.

C’est avec la civilisation mycénienne que commence véritablement l’histoire de l’architecture. L’école qui se révéle pour ainsi dire spontanément, dans toute sa force, A Mycénes, vers le xu® siécle, est du plus grand intérét pour l’étude de lart. Ses constructions sont celles de populations encore grossiéres, il est vrai, mais hardies, puissantes, et relativement avancées.

Les monuments que nous a légués l’école mycénienne sont d’une stabilité simple et d’une structure robuste, ne rappelant ni dans l’ensemble ni dans le détail aucun art des peuples riverains de la Méditerranée, ce qui mettrait 4 néant cette croyance si longtemps répandue que les premiers éléments d’art et de civilisation avaient été importés en Gréce par des colons venus d’Egypte, d'Assyrie ou de Phénicie.

Cette école, relativement savante‘, ne devait pas étre renfermée dans l’Argolide, ou elle n’avait peut-étre pas pris naissance, mais ou nous admirons ses principales créations; elle devait s’étendre au loin dans la Gréce. Rien ne s’oppose a ce que le trésor de Minyas, A Orchoméne de Béotie, ait été une de ses productions

1. Il y a eu de vives polémiques: engagées et les avis sont encore trés partagés sur l’age et Vorigine des débris découveris recemment 4 Mycénes par M. Schliemann; mais, en raison de leur ressemblance comme mode de décoration avec les fragments mis au jour antérieurement prés du trésor d@Atrée, nous croyons personnellement pouvoir les attribuer avec quelque certitude a la civilisation mycénienne, tout en leur assignant une date pos- terieure a celle de la coastruction des murailles et des portes.

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