‹ L'architecture grecqueChapitre 5 sur 189 · LIVRE I, = GHAPITRE PREMIER, ty · texte numérisé non relu

LIVRE I, = GHAPITRE PREMIER, ty

brillantes; et d’autre part on nous signale des débris de monuments analogues en Thessalie: le fait serait d’autant plus intéressant que les différentes peuplades

-helléniques paraissent avoir la Thessalie pour com- - mune origine.

Il faudrait donc admettre qu’au xu° et au xi° siécle, et tout au moins jusqu’au moment ow les peuples de la Gréce ont été mis en contact, par la guerre de Troie, avec les civilisations orientales, les Grecs ont possédé un art bien spécial, obéissant, selon toutes les appa- rences, a des traditions différentes de celles des peuples

- yoisins. C’est sans doute cet art mycénien, trop vivace

et trop florissant pour disparaitre tout a coup au x°siécle qui a guidé les premiers constructeurs corinthiens dans Yemploi judicieux qu ils firent de la pierre. Le voisinage de Mycénes et l’existence probable de nombreux monuments aujourd’hui détruits de l’école mycénienne expliqueraient, suivant nous, Papparition soudaine a Corinthe, au ve siécle, dun mode de construction déja savant et presque irréprochable; il ne devait pas étre sensiblement modifié dans la suite, et il a imposé¢ aux architectes des formes dont l’architecture grecque a tiré son originalité et son caractére.

Intéressante au plus haut degré, l’école mycénienne a produit la série de monuments remarquables qu’on appelle « trésors ». Ces édifices, batis sur plan circulaire, étaient couverts de votites paraboliques appareillées avec le plus grand soin, par assises horizon- ‘tales. La portée de ces voites est considérable (15 metres de diamétre intérieur, pour le trésor d’Atrée), et nous

ne croyons pas qu’avant les Mycéniens aucun peuple ait tenté de constructions aussi hardies.

A Vintérieur, les trésors étaient revétus de plaques de métal, dorées peut-étre, et entrée en était annoncée par une ordonnance dont on a retrouvé, dans les fouilles, les fragments aux ornements bizarres, Cette série d’édifices, d’un art empreint d’une véritable grandeur, s’élevait 4 Vintérieur de la ville.

Les murs et les portes de l’acropole, d’une construction moins soignée que les monuments dont nous venons de parler, sont probablement d’une époque plus ancienne; car on ne peut expliquer que par une connaissance moins grande de l’art de construire la différence notable qui existe, pour la taille de l’appareil, entre les trésors et les murs pélasgiques de Mycénes,

Les murailles, dites pélasgiques, se voient fréquemment en Gréce et en Italie; elles sont, comme nous Pexpliquerons plus tard, divisées en catégories, suivant les aspects différents qu’offre leur systéme.

Mais Pappareil cyclopéen, qu’on rencontre surtout aux murailles de Tirynthe, est beaucoup plus grossier que Vappareil pélasgique; la science de la taille y fait presque complétement défaut. C’est par cet appareil primitif que nous allons commencer l'étude de l’architecture grecque.

§ II. —Appareils de la premiére période. — Murs cyciopéens; murs de Tirynthe; galeries de Tirynthe.

Appareil cyclopéen. — Les plus vieilles murailles Ee SLOP qu’on rencontre sur le sol de 1a Gréce sont des vestiges

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