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CONCLUSION

n'a aucune importance. Partout où est la recherche sincère pour résoudre un programme moderne par des moyens modernes, il y a art.

C'est ce qui explique pourquoi ce sont les programmes les plus nouveaux, les plus utilitaires, comme les écoles, les usines, les cités ouvrières qui ont donné lieu aux solutions les plus intéressantes.

Si le programme de certains édifices publics, des maisons de rapport mêmes, n*a pas suscite autant d'invention, il faut songer qu'il y a à combattre un terrible esprit de routine ; en face des erreurs qui se sont propagées en France depuis que, la Révolution ayant détruit la tradition corporative, on a voulu faire de l'art une abstraction ne reposant plus sur rien de concret, la rénovation de l'architecture ne peut pas être l'œuvre d'une, ni même de deux ou trois générations.

Aussi serait-il injuste de trouver insuffisants les résultats obtenus depuis vingt ans, surtout au milieu des catastrophes qui se sont abattues sur le dernier tiers de cette courte période.

Il faut au contraire se réjouir de voir avec quelle force les idées modernes se répandent ; elles ont pu le faire parce qu'elles sont entrées dans l'enseignement et que les jeunes générations ont reçu la bonne parole et de bons exemples. Le mouvement est donné et il ne peut que s'accentuer; quelle meilleure preuve en trouver que de constater qu'il a ouvert les portes du sanctuaire de la tradition classique, de l'Institut? De l'enseignement artistique, ces idées-là com-

mencent à passer dans renseignement général et le jour est proche où le public, au lieu de contrecarrer par routine les efforts des modernistes, les soutiendra.

On le sent déjà d'ailleurs dans les tendances actuelles de l'administration des Beaux-Arts qui, dans un pays démocratique, reflètent les aspirations de la société.

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