CHAMPA OU LIN-VI
sent pendant quelques années leur domination sur une partie du
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Au xni c siècle, il semble que le souverain de Champa, à en croire
les Annales javanaises, est plus ou moins vassal du roi de Madjahapit à Java ; il en épouse la fille 2 .
En 1280, Marco-Polo, à son retour de Chine, lait escale à Quinhon, visite le roi de Champa à Binh-Dinh, et s'extasie sur la richesse du royaume qui était cependant a la veille de disparaître.
En i38o, le roi de Champa cède la province de Hué aux Annamites.
Enfin, en 1/171, la ville de Cha-Ban (Binh-Dinh), dernière capitale du royaume, tombe sous les coups des Annamites. La population est massacrée ; les princes de la famille royale prennent la fuite. L'un d'eux fonde le royaume d'Atchin à Sumatra, un autre se réfugie dans la principauté musulmane de Malacca où il entra tout prosaïquement dans l'administration*. Les débris des Chams se dispersèrent dans les montagnes en pays Moi, mais le plus grand nombre alla chercher nn asile au Cambodge, et se mêla aux Chams émigrés antérieurement ou anciens prisonniers de guerre. Les uns et les autres formèrent des agglomérations qui portent encore aujourd'hui des noms rappelant leur origine grâce à la désinence « Cham ». Nous citerons « Kompong-Cham » comme exemple. Ils sont tous musulmans et sont considérés, bien à tort, comme Malais. Beaucoup de Chams, nécessairement, se fondirent avec les Annamites, dont ils ne sauraient plus être distingués de nos jours. L'exode, pour les irréconciliables, continua du reste jusqu'au milieu du xix c siècle.
Au xvn c siècle, il y eut une telle quantité de réfugiés Chams au Cambodge que le roi khmèr d'alors jugea utile, pour s'attirer l'appui de ses nouveaux sujets, de se faire musulman lui-même. 11 prit le