I. Cela provient de l'exiguïté même des édifices
grand socle, mis à jour par Parmentier, dans les ruines de Mi-son, et les bas-reliefs du jardin public de Tourane. Ces bas-reliefs sont, à notre avis, supérieurs aux bas-reliefs khmers. Nous leur reprochons cependant les dimensions excessives des mains et des pieds. On retrouve le môme défaut dans l'Ecole de Java.
Nous terminerons ce chapitre en disant quelques mots des fameux trésors des rois chams, qui ont été si curieusement décrits par M. Parmentier et M. Durand 1 . Ce sont des dépôts que les princes chams ont confiés aux tribus Mois de la région montagneuse, après la conquête du Champa par les Annamites. Ces dépôts ont pris, aux yeux des Mois, un caractère religieux et sacré. Ils ont été faits à diverses époques au fur et a mesure que l'administration annamite devenait plus rigoureuse. Ils comprennent des kriss javanais, des fusils à mèche montés en argent, des étoffes et armes de parade chinoises ou annamites, et enfin des bols, des vases et de la vaisselle plate de style hindou, encore en honneur aujourd'hui avec quelques variantes à la cour du roi du Cambodge.
Bref, tout cela offre peu d'intérêt et n'est guère ancien.
i. Parmentier et Durand. Le Trésor des rois (lhams (Bulletin de VEcole Française d'Extrême-Orient, V, p. i et suivantes).