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Est-ce son nom que nous lisons sur une base trouvée au hameau de Hiéraka, près d'Athènes ' et qui a supporté un objet votif?
Il n'y a rien d'impossible, ni même d'invraisemblable à cela. Aristoclès de Sicyone a fort bien pu, comme son père, travailler à Athènes, et la forme des lettres des deux inscriptions, comme le style du bas-relief de Valanidéza, conviennent fort bien à l'époque à laquelle vivait notre sculpteur, c'est-à-dire à la seconde moitié du vi** siècle et aux premières années du v^ siècle.
Le frère cadet d'Aristoclès, Kanakhos, est l'auteur de notre statue. Outre l'Apollon Didyméen et une des Muses du groupe auquel travaillèrent avec lui son frère et Agélaïdas, on connaît de lui : une Aphrodite assise, à Corinthe, en or et en ivoire, portant sur la tête le polos, et tenant dans ses mains un pavot et une pomme; enfin l'Apollon Isménien, de Thèbes, exactement pareil, pour les dimensions et pour la pose, à l'Apollon Didyméen, mais en bois de cèdre, tandis que l'autre était en bronze.
Après Aristoclès de Sicyone et Kanakhos, l'histoire de la famille devient plus obscure. On retrouve beaucoup plus tard à Athènes un Aristoclès qui refit la base de la statue d'Athéné Parthénos, mais on ne peut dire avec certitude s'il était de la famille du Sicyonien. On connaît mieux l'école de ce dernier que sa descendance : Synnoon, Ptolichos d'Égine, Sostratos de Khios et son fils Pantias, tous célèbres surtout pour des statues en bronze.
Dans la branche de Kanakhos, nous sautons une génération. On ne sait rien du fils de Kanakhos; mais son petit-fils, du même nom que lui et élève de l'Argien Polyclète, avait fait deux statues en bronze que Pausanias vit à Delphes : elles représentaient deux triérarques de la flotte
J. Kirchhoff, C. L ait. n" 344.
D'APOLLON DIDYMKEN.
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victorieuse sous Lysandre à yEgos-Potamos , Epicyridas et Eiéonicos. Kanakhos le jeune était donc resté Péloponésien. Quant aux KeV^TrCovreç