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STATUETTE EN BRONZE D APOLLON

[ British Muséum.)

ou hommes montés sur des chevaux de course, mentionnés par Pline, on ne sait auquel des deux Kanakhos il faut les attribuer.

Mais revenons à la statue du Didymeon. Elle était en bronze éginé-

tique et de proportions colossales. Apollon était représenté nu, debout; il tenait dans la main droite un faon fondu à part et simplement fixé en équilibre sur la main ouverte du dieu; dans sa main gauche était un arc. Les monnaies de Milet de l'époque archaïque et quelques grands bronzes de l'époque impériale nous font connaître avec certitude cette pose et ces attributs.

Il existe dans les collections publiques plusieurs monuments qui reproduisent le type de TApollon Didyméen.

Le Musée de l'École évangélique grecque, à Smyrne, possède une main en marbre, tenant un faon, trouvée dans la vallée du Méandre et donnée par un négociant d'Aïdin.

Le Cabinet des médailles de Paris a une petite statuette en bronze qui représente Apollon tenant un faon de la main droite. Cette statuette, extrêmement grossière, et de plus cassée aux jambes, provient de Scala Nova, à peu de distance de Milet : c'est là son seul intérêt.

Beaucoup plus importante est la statuette du British Muséum, connue sous le nom de Bronze Payne Knight et provenant d'Étrurie. Elle est complète et bien conservée. Le dieu est debout, la jambe gauche légèrement portée en avant, dans la pose de la marche; la tête est posée droite ; les cheveux, formant sur le front deux étages de boucles, sont divisés sur chacune des deux épaules en trois mèches ondulées et nettement séparées; les deux bras sont repliés au coude; la main droite tient un faon couché, la gauche est percée d'un trou dans lequel était jadis passé un arc. Le travail est négligé, mou et lourd. A cet égard, la gravure que nous donnons ici, et qui est empruntée aux articles de Beulé, flatte beaucoup le bronze Payne Knight.

Ce qui rend la statuette du British Muséum intéressante, c'est qu'elle nous sert à reconnaîti-e une copie de l'œuvre de Kanakhos, dans un superbe bronze du Louvre, provenant de Piombino, et savamment étudié par M. de Longpérier^ Le dieu est encore nu et debout; il avance la jambe gauche et porte légèrement le corps et la tête en avant, dans l'attitude d'une marche lente. Comme dans toutes les statues archaïques, l'occiput est très-développé. Sur le sommet de la tête, les cheveux sont tenus courts, rejetés en avant par le peigne; ils se terminent au-dessus du front par deux étages de petites boucles. Derrière, au contraire, ils sont longs, retombent sur la nuque en une masse abondante, dont l'extrémité est attachée en forme de queue terminée par une rosette. La poitrine est saillante et modelée largement; le ventre est maigre et plat;

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