‹ L'Architecture (volume 2)Chapitre 8 sur 97 · DANS L’ÉGLISE CATHÉDRALE, A BRUNSWICK · texte numérisé non relu

DANS L’ÉGLISE CATHÉDRALE, A BRUNSWICK

Pendant la période romane, les autels continuèrent à être érigés sous deux formes et dans deux dispositions qui sont aussi caractéristiques que distinctes. Dans l’une, l'autel a l’apparence d’un cube ,,61 il est composé d’une ou de plusieurs pièces; dans l’autre, le meuble est formé de différentes parties qui lui donnent beaucoup d’élégance. Cette deuxième variété résulte, selon nous, de l’ageucciueul d’une table soutenue par des colonnes symétriquement placées et qui ^reposent, elles-mêmes, sur un plus ou moins large socle. En reproduisant les autels d’Avenas et d’Asti, nous avons montré la composition de deux exemples de première espèce; celui de Brunswick fera connaître la disposition d’un autel à colonucs. Toutefois, ce dernier nous semble avoir plus particulièrement reçu sa forme de sa destination et du choix de la matière ; car, on l’érigea pour y placer des reliques, et celles-ci furent mises dans des colonnes en métal. Or, tout porte, vraisemblablement, à croire que la composition découla des intentions du donateur. Mais, ici, se présente une question assez difficile à résoudre. Cette idée de la déposition des reliques dans des colonnes vint-elle de ce dernier, ou bien faut-il l’attribuer à un artiste qui , ayant à les introduire dans un autel et pouvant y consacrer le bronze , imagina cette forme et ce genre de déposition? Je l’ignore.

Les faits qui se rattachent à cet autel sont assez intéressants pour être rapportés; mais, ils se réduisent, en grande partie, à la conservation d’une inscription de dédicace , qui se trouve dans la colonne centrale. Eu voici la teneur :

A. D. MCLAAWIII DHGICATVM EST HOC ALTARK IN I1UNORR B RA Tl PF.I GRNKTRICIS VARIE, AB AH ECU. O VKNKHABII.I EPIACOPU HII.IIEREHEXSI, PANSANTE AC PROVOVENTE ILLVSTRI IIVCE HENRICO. Pll.li> PltlE LOTIIARI1 IMPKHATORIS, ET RELUI. CISIA-UHA EIVS COKBORTK HATIIII.TI, PIUA IIENRICI SKCVXDI REGIS ANGLORVV, Ftl.ll NATHILOIg INPEIIATRICIA ROVANIIRA'V.

L’autel fut donc établi en 1188, c’est-à-dire un an avant la mort de la duchesse Mathilde, et, dans l’année 1 223, Henri le Long reconnut cette donation de sa mère par un document que nous allons reproduire : « Notum esse i-olumus omnibus universis fidelibus lam presenlibus quam fuluris , quud Karissima mater noilra Mechtildis felicis memorie, Anglorum regis filia , Dncissa Saaivnic. pie deeotionis spirilu inducla obsequium domino preslare votent, allare Sancle J Varie, quod est in medio chori beati Blusii , ob salularem et piam anime eius et carorum suorum mémoriaux instiluit, etc. » — La profonde vénération des fidèles pour les reliques qu’il contenait, et le pieux respect que l’on portail à la mémoire de la duchesse Mathilde , protégcreul cet aulel pen-

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