MOYEN AGE. — XIII* XIV' ET XV* SIÈCLES. — CHAPELLES ARDENTES
quelques-unes des principales parties décoratives, et, eu cousultaul, sur les autres points, certaines peintures et des monuments analogues, ou a pu le rétablir, siuon dans son intégrité première, du moins dans un état qui doit approcher fort près de l'original. Les miniatures, quelques vieux tableaux, des tapisseries et d'anciennes gravures permettent de compléter la série de cette tfasse de monuments dont la destination nous semble parfaitement conuue.
Il est inutile, selon nous, d’appuyer ici sur lo mérite de cette œuvre comme travail de ferronnerie. C'est une nouvelle occasion de signaler le talent et l'habileté des praticiens dans l'art de dompter le métal jusqu’à savoir lui faire prendre les formes de l’architecture. Sur ce point, il est peu de monuments de ce genre qui aient eu des proportions aussi considérables et dout la composition ainsi que le décor aient si bien traduit cl imité les conceptions architectoniques. De nombreuses traces de peiutures, et peut-être de dorure, prouvent que cet édicule avait reçu une parure que le temps, je pense, n’a que trop altérée.
L'importance de cet édicule et surtout la multitude des cierges dout toutes les parties sont couvertes, peuvent donuer une idée du luxe et du faste que l’on déployait dans les cérémonies funèbres des grands personnages. De tels monuments, rapprochés des descriptions que nous ont laissé les contemporains, sont, eu cflet, de nature à nous faire comprendre ces flols de lumière dont parlent les narrateurs et dont on ne peut guère se rendre compte qu'à la vue de notre œuvre, ou bien encore à l'aide des analogues reproduits dans les miniatures.
NAPOU
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