‹ L'ArchitectureChapitre 35 sur 54 · MOYEN AGE. — XII'; ET XIII' SIÈCLES — CHAPELLES DES TEMPLIEHS · texte numérisé non relu

MOYEN AGE. — XII'; ET XIII' SIÈCLES — CHAPELLES DES TEMPLIEHS

c’fst-à-dire une |>arlio cireulairc ou polygonale, couslituaiil le sanctuaire, précédé d'un rectangle, qui forme les uefs. Nous devons, toutefois, présenter une remarque au sujet de cette coinbiuai.son ou de ce résultat dans les cha()clles ; c’est qu’il s’eu trouve plusieurs qui n’ont qu’une seule nef précédant le cliajur, et que cette nef n’était guère plus grande que celui-ci. Cette remarque nous conduit à parler d'une autre oliservation qui nous semble devoir prendre ici sa place. L'étendue de ces chapelles était peu considérable, cl cela s'explique : situées, pour la plupart, dans les canqtagnes, elles étaient desservies et fréquentées par le personnel de la cuiumanderie , qui était {>eu nombreux , et elles suflisaient à ses besoins. De là, les dimensions, souvent fort restreintes, de ces édifices, qui n'en exigeaient point d'autres, et dont la petitesse, l’exiguïté, pour (|uelqucs-uues, excite aujourd'hui notre élouuenieut. Uti tel fait n'a cependant rien d'extraordinaire. L’ordre, qui possédait sur certains points de la catholicité, soit en France, en Allemagne, en Esjiagne, etc., . * telle grande maîtrise ou tel prieuré avec bâlimcnls et chapelle toujours proportionnes au nombre des chevaliers, eut encore, pour gérer les lieux secondaires ou inférieurs de leurs domaines, de petites maisons, dites commntulfrirs, où l'on envoyait seulement quelques frères alin d'y surveiller les intéi-éts matériels, en tant que travaux agricoles ou autres, peii’eptioil des redevances ou des dîmes, etc. Pour la demeure et les besoins de ces quelques frères, on se contentu de bâtir des locaux peu considérables, mais (larmi lesquels ligurail toujours une chapelle, dont les dimensions étaient réglées, déterminées sur le chilTre plus ou moins cotisidcrabic des occupants. Quoi de plus naturel alors que de voir, comme à Rumersdorir, par exemple, une chapelle dont l'étendue n’excédait pas neuf à dix mètres? Cet espace sullisait au pei-souuel résidant eu ce lieu, où les pru|iriétés de l’ordre étaicut peu importantes. Toutefois, en examinant avec soin l'édifice, ou doit y coustaler celte observaliou : que, bien que fort [lelilc, l'église n'en possède pas moins ses uefs, et que, |iar une singularité digue de remarque, celles-ci sont à Ires-peu près, de la même hauteur (*). .Mais, ce que j'y trouve de plus curieux, c'est évidcninieni la forme du chœur; on y découvre, comme je l'iudiqiiais plus haut, celle ligure du cercle, coiubiiiec à celle du rectangle, qui constitue les nefs; alliance des plus intéressantes, puisi|u'eu acceptant la donnée d'une imitation du Saint Sépulcre dans les monuments des Templiers, un reiroiiverait ici, quoiijue d’une manière bien affaiblie mais cepeudaul appréciable, celle funiie elle-inémc du cercle dans l'endroit le plus vénérable, le sanctuaire, cl notre rouslataliuu vient donner un certain poids à celle (lensée iulenliuiinelle de rimilaliou d'un prolulype dans leurs églises. Nous ne nous étendrons

,'l) On doit, sur ce puint» fuin* CùniuiUn' k*» coœinunii-atiun» de U. le baron do Hoi4<n au Comité dos Ails cl ment«, établi pris le minisloro do rinstrurlion publiquo. Fn voiri la tonour : « Ce monumonl ost !>iluc dans IVndm do l'ancienne romniandorio. . . La cbapello de Rainor^ilurll oITn* un double inlorél à rarchéologue. Purornont rumane. li do trèsminitnois cxecpiioii» près», elle étonne par U légêrolc de ao» colonnes, qui nievuront k peu prés treize dianiéIroH; en outre, elle e«>l un de?» plu» ancieiii^ 4|lOfiInen^ dVgli^e^ k Iruii» ndr* do méuie liiiuleur, di?|M>silion qui ne jiiinaot nuluraJiàve on France, mai^qui 05t frequente en Allpma^.'ne- Ainüi que je l'ai dit, dan» niuii opUM ule suriesstÿfM architfetonlgue» germano-rottiftn tt de transition au motjen Jt/dn, on donne, m Allemagne, |>nur |muu( de dé|art à ce (tyidémi* arohitvetonique (trois nefs dk’gale hauteur), i'egli.4e de Sainl^ÉIniabetti, à Marbuurg, bien que Paderbom po^sdle deux 8péci> mc>n« antérieur»-, lêe ré|iandant à travers la Gemianie, il dcbuU% à Mayence, par regline de âaitit>Ètirnne, ee pro|iûip> dan.4 Ie8 conlrvp4rl)pnam<fi ver» 1&UO. y reste en Cu\eur juH|ue \er» la muitié du siècle dernier, et ojère sa ndraite |>ar l'eglis** de Saint-Pierre, à Mayence. » .'irr/ito/ogfgue,pu6iié/ar/e Comité des. ^rfset .Von umeni s, Tome IV, pages tX.*»,

t56, 167 ci t5«.

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