‹ L'ArchitectureChapitre 40 sur 54 · A SAINT-BENOIT-SL'R-LOIRE · texte numérisé non relu

A SAINT-BENOIT-SL'R-LOIRE

Après avoir examine quelques variétés du porche roman dans scs dispositions les plus simples, nous arrivons à celle qui présente l'un de ses plus grands développements aux XI' et XII! siècles; mais, chose remarquable, celte extension apparaît, surtout on France, dans les églises do nos principaux monastères, tels que Cluny, Saint-Benoll-sur-Loire, Vézelay, Tournus, etc., qui Jouèrent un riMe si imporlaut dans les annale.s de la civilisation.

L'histoire des transformations diverses <|ue subit, à travers les Ages, cette partie des édifices sacrés, n'est certes pas, on matière d'architecture, une des moins intéressantes à étudier; car, elle soulève plusieurs questions assez graves, parmi lesquelles il faut placer d’abord celles qui ont trait à leur destination rcligieu.se ainsi qu'à leur disposition architectonique; et le meilleur moyen, à notre avis, de se rendre compte de l'une et do l’aulre, consisterait à entreprendre certaines investigations, plus ou moins abordables, qui jetteraient, pent-élre, quelque jour sur ce chapitre.

Il est, maintenant, un fait hors de doute, c'est que l’extinction du polythéisme, qui s'accomplit dès avant le X! siècle, amena tout naturellement plusieurs modifications dans la disposition des monuments du culte. En elTct, triomphant et acclamé par les fiopulaliuns, le Christianisme avait, vers celte époque, répandu les douces lois de l’Iîvangile; et, là où le Paganisme avait naguère dos temples et des autels, s’élevaient des églises consacrées à la gloire du Christ; aussi, les générations, qui naissaient de parents chrétiens, recevaient-elles, à leur entrée dans le monde, les bienfaits d'une religion qui s'empressait de bénir la venue de ces nouveaux enfants. Dès lors, plus de néophytes, plus de catéchumènes et de pénitents, condamnés, suivant les luis de l'Église, à attendre, dans certains lieux, l’instant où il leur serait permis d’entrer dans la basilique; et, par suite de ce changement et de ce nouvel état de choses, plusieurs parties de l'édifice devinrent inutiles, puis<|u'il n’y avait plus de païens à convertir et à évangéliser. Or, une telle situation dut, comme nous venons de le dire, influer sur la distribution architectonique des monuments du culte et provoquer la suppression de lieux que les circonstances et les besoins avaient fait naître. Ici, toutefois, vient se placer une remarque qui montre jusqu’où peut entraîner la force do l'habitude et la persistance des idées lorsque le temps les a consacrées: Dans un assez grand nombre do localités, un continua, malgié son inutilité, l’établissement de l'nfrtnm ou de la cour antérieure; mais, ce fait no se

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