MOYEN AGE — XI* ET XII* SIÈCLES — PORCHES DES ÉGLISES
piiis(|u’elle offrirait un spécimen de l'étal de l'art dans celte région do la Fiance, et surtout dans les monastcres de l'ordre de saint Benoit, à celte époque.
Contrairement à l’usage adopté dans les églises dites romanes, on établit, à Saint- Benolt-sur-I/tire , un porche ouvert de tous les côtés, à l'e.xceplion de celui qui louche à rédifice, et on lui donna, on lui constitua , à l’aide de piliers, d’arcades et de voôtea,. une membrure solide et robuste, capable de supporter la cliarge de la tour, campanaire sans doute, qui devait le suriiionler. — le dessin ichnographiqne de ce porche ne décrit pas iin carré parfait, mais bien une sorte, pins ou moins prononcée, de trapèze dont la forme particulière appelle notre attention; l’analYse do plan indique, dans la dispoeilion du réz • de - chaussée , tonte une série d’irrégularités qui frappent à première vue, et qu’on remarque, malheureusement aussi, dans d’antres monuments de celle époque. Celle imperfection dénote, à coup sôr, le peu de science des arlistee de ce temps, et elle résulte, è n’en pas douter, dn peu de soin qu’on mettait alors ilans la régniarisation des lignes de construction , dont on se préoccupait bien moins pour les parties sccomlaires, comme les porches, etc,, que pour l’église elle-même L’n tel fait n’offre, an reste, rien de bien étrange pour qui a souvent examiné les oeuvres de la période dite romane, et nous prouverons, dans cet ouvrage, qu’è des époques bien postérieures, au XIII' siècle, il se renouvela encore sur plusieurs poinLs (1 ). — Toutefois, nous devons ajouter que, ce porche est divisé en trois travées, qui donnent naissance à un égal nombre d’arcades, ouvertes sur les faces nord , snd et ouest. — Or,, celte disposition fait de ce pronaos une des plus grandes construolions qui aient été élevées à la partie antérieure drrs églises, et ce développement lui assigne, sons le rapport architectonique, une place intermédiaire entre Ica porches ordinaires et ceux qui, à l’imitation de Cluny, de Vézelay, etc., avaient prcsqno la forma d’une église précédant celle du monastère.
Quoi qu'il en soit, un sérieux examen démontre que la construction de ce portique est tout à fait indépendante de celle de l’église; des raccordements maladroitement faits, un déliant d’harmonie dans les ajustements, la différence des stylos, etc., rendent celle opinion des plus frappantes; mais tont, dans celle espèce de grand vestibule, accuse un caracU'Te beaucoup plus ancien que le monument.
D’après un document, qui nous est inconnu, quelques archéologues modernes ont donné à celle partie de l’é<liiice la dc^ignalion de Porcht des Caléchumèna {‘2), et ils l’ont encore appliquée, par la même raison peut-être, à celui de l’église monastique de Vézelay (3).
Malgré son importance et la singularité de ses dispositions, on est assez étonné de voir que
{t) Voyez, dans notre monographie do Tranurpt de Notre-Demet à Pariât te plan de celte partie.
(S) MM. OuaeruiiiLAaD aSai bt vru, Lca Arts au Moyen Age, etc.; Tome II, puga I4S.
(3) Lia udiiBa, Lca Arta au Moyen Age, etc. ; Tome IV, page 33— et Tome V, page iz. — Noua penaena qu'il y a eu, U, erreur de leur part, ut noua auppuaona qu'ita ont voulu ddaigonr l'aretroit qu'é l'origine du dirialiauiame , lEgliae avait attignd, dans les buailiquea latioea ou grecques, aux pdtùlaat» et aux aéuphyles; ruuia, dottara voir, dans celle déaignalion, dont noua ignurous la date, un etiet de lu peraratanoe dau idéeu nulgrd ta ceaaaiitra dès csuaea qui les avaieril produileat c'est ce que rwua n'marijoe décider. Duna Uwe les cea, cette denemiaalion ne serait réullanieat applwahle qu'autaat fpa'elle ae rapporterait aux prenners atériea du Moyen Age, et rfo'eUe Mruit nrUdrteuee à l'uxtinction du polythéieme, ce qui ne noua atunble guère conlcnipomio ou poelérieur è rédincaüon du porche de Saint-Benolt-sur-Loire. Une belle quuiifientrun, donnée pMlérieeremetit à ce fait, devieodnjt, eeton noua, un ntioaieiie d'hiatoirc et d'nrohéulugie. ,