CLOCHER DE L’ÉGLISE CATHÉDRALE, A PISTOJA
Vers une date eucorc obscure, mais loi'squc le clergé calholic(ue eut été, depuis longteiii])s déjà, en possession de l’édifice qu’il avait bâti comme lieu d’assemblée, on s'aperçut qu’il y manquait certaine partie : un moyen spécial et assez puissant pour informer les fidèles des heures des cérémonies. Le déveluppeuient de la religion nouvelle avait, dès cette époque, prouvé rinsuOisaiice des premiers modes d’annonce (*). L’emploi d'un instruiiieiil à son aigu, la clochette, qu’avaient tour à tour adopté les Égyptiens, les Hébreux, les Assyriens , lesPerses, les Grecs , les Étrusques, les Romains et même quelques peuples du Nord, offrit, très-\Taiscmblablen)ent, la solution des reclierches, et il est fort probable que l'idée vint alors de s’en servir pour cet olfice, non plus en l’agitant avec la main, mais bien eu la faisant mouvoir d’une autre manière, ajirès l’avoir disposée sur un point d’où son retenti.ssement pût être entendu; mais, pour ce, l’on dut en accroître les dimensions. Tout I porte donc à admettre qu’il faut attribuer la découverte du moyen à l’application de cet
instrument. La constitution de la clochette, telle i|u'on l'employait à cette époque (-), semble, en clfet, avoir fourni l’idée ; mais, comme la petitesse de scs proportions ne lui aurait point permis de remplir sou but , ou pensa , sans doute , à eu augmenter le volume , et la cloche fut créée. 1,’adoption de cette forte clochette (*) suscita, comme nous l’avons dit, une autre création : celle d’un monument destiné à la sus|iendre, et, sur ce point, la forme ainsi que les dispositions do cette nouvelle œuvre, le clocher, durent encore être trouvées, puisque les Romains ne le connurent pas. Telle nous parait être l’origine de rétablissement, à l’extérieur des églises, de la cloche et de l’édicule alfectés à la destination que nou.s avons fait connaître.
Cependant, on se tromperait fort si l’on croyait que le clocher fut d’aborti tel que nous le voyons aujourd’hui. Dans le principe, ce ne fut VTaisemblahlement qu’un édiciUe en bois, fixé à l’une des parties de l’édifice, ou bien qu’une construction de pou d’im-
( I ) nVnlerMis point aborder ici ce sujet ; nous en parlerons dans notre étude sur /es cloches , qu'ils précédèrent , lu
prétÀCote «otice étant plus purticuliéromeDt ronsucrée i une question d'architecUirei.
(2 ) Il me |karuU presque certain que l'antiquité n‘a (»as connu la clocbo tetio que nuus la voyons dans les églises al Jes beffrois du moyen âge; on n’en a trouvé, du reste, aucune dans les fouilles opérées juiu|u‘e{i ces derniers temps; et, rc qui mu confirme dans cette opinion, c'«it que les mots, dont se serranl les autours, semblent désigner beaucoup plus une cU^- , cliettc, l'élite ou grande, qu'une cloche proprerount dite. Ajoutes encore que l'on a découvert un assez grand nombre de
^ clocbettes, do formes extrêmement variées, ^ que lexnien des bas-reliefs et des peintures nous a permis de constater ,*
l'usage de tel instrument chez qucb]uee peuples fort anciens. « ,
' (3) Quoique l'on ait remarqué, dans les écrits des auteurs grecs et romains, plusieurs passages d'une nature l admettre
que les anciens employèrent de grosses clocbettes, nous pensons cependant qu'elles ne furent pas très-fortes, et qu'ainsî, * *
l'on dut, A l'époque de leur application A l'édifice chrétien, on augmenter le yoIudks mais, cette augmenUtkm, elle la subît ^ ^ •
encore et à plusieurs reprises pendant le moyen âge Jusqu’au jour où elles atteignirent définitivemonl les proportions des plus grosses cloches d’églises et de beffrxMS.