‹ L'ArchitectureChapitre 54 sur 54 · IRANSSEPT DES CATHÉDRALES DE PARIS ET DE MEAUX · texte numérisé non relu

IRANSSEPT DES CATHÉDRALES DE PARIS ET DE MEAUX

riantes, la disposition architertoniquc de l’église. Mais ce fut surtout depuis le XIIP siècle, que les faces septentrionales et méridionales semblent avoir réclamé l’attention des architectes; car elles eurent alors l’importance d'une façade secondaire, et parfois même on y établit des porches, comme à la façade principale. Là était, après celle-ci et à l’extérieur, le point ou Tendroil le plus orné; et, à en juger par l’importance qu’il reçut dans un grand nombre d’églises, on peut croire que ce décor dut être nn sujet qui exigea d’assez longues études.

-Ainsi, cette face particulière des croisillons fut, surtout pendant les trois derniers siècles du moyen âge, l’une des parties du monument que les artistes se sont plu .A embellir d’une façon splendide, et, quoique secondaire par rapport à la façade occidentale et principale, ils y réunirent souvent presque tout le luxe de l’ornementation. Toutefois, si la face occidentale, par sa position antérieure et la plus en vue lorsqu'on se rend à l’église, dut recevoir une préférence dans la di.stribution du décor, les architectes sentirent cependant que les faces apparentes des croisillons, qui font saillie et qui souvent présentent un aus.si grand développement que le juirtail antérieur, appelaient, réclamaient et méritaient, comme lui, une certaine ornementation, puisqu’elles avaient, pour ainsi dire, rimporlance de façades secondaires.

Convaincus de cette vérité, ils comprirent les exigences dues à cette partie de l’édifice, cl voulant sur ce |H>inl comme sur tant d’autres faire prévaloir lu question de l’harmonie, ils n’hésitèrent point à compléter leur oeuvre ; aussi y introdiiisircnl-ils le décor. Lorsqu’on examine les plus beaux exemples, on y coastale que, bien des fois, ils surent trouver, pour rembellissement de ce point, des compositions brillantes et qui méritent, à bon droit, l'éloge des personnes versées dans l'histoire cl la théorie de rarchileclurc.

Celte cousialalion faite, une autre observation se présente à l'esprit. Non-seulement l'extérieur du IraussepI servit de (irétexle ou de motif à l’artiste pour déployer son plus ou moins de talent dans l'art de la composition et dn décor, mais il saisit l’occasion qui lui était nITerte pour exercer de nouveau sa science à rorueraentation de l’intérieur. Nous devons, toutefois, nous hâter de dire qu'il agit, en cet endroit, avec beaucoup plus de sobriété, lai grande loi de l’harmonie était toujours son guide, cE grâce à elle, il comprit que, pour ce décor, il n’y avait, le plus souvent, qu’à répéter l'ordonnance des nefs principales et qu’à introduire le système des faces nord et sud dans une composition qui pùl s’accorder avec celle des parois est et ouest du croisillon. Cependant, malgré cette règle, qui semble avoir été presque généralement siiivie et adoptée, il est eonstant que, quelquefois aussi, celte composition intérieure s’écarta beaucoup de celle du dehors. C’est, fort vraisemblablement, lorsque les travaux intérieurs furent faits à une date éloignée, coniinc cela eut lieu à l’église cathédrale de Meaux.

Il est encore un point qui, dans cette question, mériterait d’ètre étudié si nous pouvions présenter quelques planches à Tafipui. C’est le cas où tout ou partie dn Iranssept a été ajouté postérieurement à la construction primitive. Nous signalerons, comme exemple en ce genre, le croisillon septentrional du Iranssept de Notre-Dame, à Paris. Parmi les particularités que renferme son étude, je dois mentionner ces gauchissements et ces faux raccords, qui produisent des déviations beaucoup moins appréciables sur les lieux qu’à la vue ou à l’examen . du plan.

Nous aurions voulu aborder une élude comparative des principales transformations qu’éprouva le transsepi depuis sa cnm|aisition pour les ba.siliques latines jusqu’à la Rn du Wt siècle, •.

MOYEN AGE. — XIII!, .XIV! ET XV! SIECLES. —CROISILLONS DE TRANSSEl’T.

ot cxamiuer aussi ses disiM>silious les plus caractéristiques taut à l'extérieur qu’à l'intérieur, en étudiant tour à tour les questions diverses de plan, de dispositions, de décor, de construc* tion, etc,; mais, comme je l'ai dit, le manque d'exemples ou le petit nombre de nos planches ne me permet point d'entreprendre ce travail. Cependant il e(it été intéressant de |touvoir traiter plusieurs questions d'un assez haut intérêt, et, parmi clics, le chapitre des croisillons à façades rectangulaires, celui des croisillons à plans curvilignes et |>olygauaux , et enfin plusieurs autres questions dépendantes do cette partie; mais, par la force des choses, nous nous abstenons.

g (VlWll 1

T!':AN;'.;'.ErT !>K LE'-LK'.F. '•.«iTMEi’HM.F TE :i ■Tr-,E I;AI,!E. A PAH;:;

^r-aaill -n rpp*«ijitj.>r* il Tirtir Irt?» irurc tt.

* Digitited by C?oogIe

.Dioilized by-Coogfe

L'3iib d.M fWty

fHr.ir.n.i.r.N '■,i-:iT!'NTr;iofgAi. pk i.-Kn.ii^K rATiiiaPAi.K a mi-:a i\

iJf-v 1!

I ait. Il ititet icutv !'I Ht

Page 1