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Fig. 173. — Cbamalières (Pu^'-de-Dôme).
Fig. 172. — Germigny-des-Prés.
i-ig. 174-
rh J s For.
Auxerre. Crypte de Saint-Germain.
de riches protecteurs. Nous pouvons, un peu à l'aide des monuments encore existants et mieux à l'aide des textes contemporains, nous faire une idée de la décoration des églises de cette catégorie.
CARACTERES PARTICULIERS DES EGLISES CAROLINGIENNES
La sculpture n'y jouait qu'un rôle secondaire ; on ne s'en servait que pour la décoration des chapiteaux, des autels, des chaires et des chancels ou balustrades qui entouraient le sanctuaire. Les chapiteaux qui nous restent ne donnent pas une idée favorable de l'habileté des sculpteurs carolingiens. Ils sont presque tous à feuillages et traités avec une maladresse dont on peut juger par les exemples conservés à Saint-Romain-le-Puy (fig. 142), à Germigny (fig. 172), à Chamalières (fig. 173)'. Les meilleurs sont inspirés du type corinthien ^. Les autres ordres antiques furent délaissés dès le iv'^ siècle, et l'on peut citer comme des raretés l'imitation de chapiteau ionique qu'on voit dans la crypte de Saint- Germain d'Auxerre (fig. 174), et les quelques spécimens du même genre qu'on peut relever dans les manuscrits. Le chapiteau corinthien, au contraire, a joui d'une grande vogue, Li les représentations en sont nombreuses dans les manuscrits '. Elles offrent deux variétés principales, l'une à deux rangs de feuilles (fig.
175), l'autre à trois (fig. 176); ces mêmes variétés se retrouvent à l'époque romane tout comme les chapiteaux cubiques et les chapiteaux à godrons que le Codex aureiis de Saint- Emmeran de Ratisbonne nous montre dès le ix^ siècle (fig. 177). Il y a même|eu des chapiteaux carolingiens ornés de figures d'hommes et d'animaux. Cattaneo en a rencontré un au musée de Vérone *. J'en puis citer un non moins incontestable à Saint- Aignan d'Orléans (fig. 178), car
l'ig. 175. — Hv.Tngéliaire de
Saint-Thierry.
BibL de Reims, nis. 7.