Enlart, Manuel, p
de Montmorillon ', qui ne sont pas antérieures à l'extrême iîn de ce siècle et relèvent plutôt de l'art gothique que de l'art roman.
On a vu plus haut que la forme ronde était également donnée aux baptistères. Mais les anciens usages relatifs à l'administration du baptême s'étant beaucoup modifiés, les baptistères perdirent peu à peu leur utilité. L'usage s'en conserva néanmoins longtemps en Italie; en Gaule, au contraire, il semble avoir cessé vers
l-'ig. 274. — Laon. Ch.\pi;llc des Templiers.
le temps de Charlemagne, et à l'époque romane on ne faisait plus de baptistères. On doit donc hésiter à en voir un dans la rotonde accolée au flanc nord de l'église de Saint-Léonard (Haute-Vienne) et qui paraît remonter au xi^ siècle (fig. 276). On n'y a découvert aucune trace de piscine baptismale, aussi paraît-il plus sage de la ranger dans la catégorie des imitations du Saint-Sépulcre dont nous venons de parler -.
On est encore plus embarrassé en présence d'un édifice aussi anormal que la chapelle de Planés en Roussillon (fig. 277). Son plan dessine un triangle équila-
1. G-iilhixhimd, Mon. uiicii-n.i cl iiiod,;i)ies, t. lll. a fait une étude attentive. (Com^i/fj n-iit/iis île
2. Ce sont les conclusions de M. Roy, qui en FAaid. des Insciipt., 1910, p. 29, fig. i et 2.)
EGLISES CRUCU-ORMES
téral avec une absidiole sur chaque tace '. Sa destination est inconnue et sa date bien incertaine, car si l'opinion commune l'attribue à l'époque romane, l'homme qui connaît le mieux les monuments de la région, M. Brutails, incline vers une date bien moins ancienne -. Mais ce sont là des raretés sur lesquelles il est inutile d'insister, car elles n'ont rien de commun avec le plan habituel des églises romanes.
F. Thiollier ph.
Fig. 27j. — Aiguilhc. Chapelle Saint-Clair.
Celui-ci procède directement de celui des anciennes basiliques carolingiennes. Il comporte une nef rectangulaire flanquée de bas-côtés, un transept plus ou moins saillant, un chœur, une abside et des absidioles.
Les riches abbayes ont donné parfois doubles collatéraux aux nefs de leurs églises. C'était le cas à Cluny (fig. 229); et Saint-Sernin de Toulouse (fig. 278) nous offre aujourd'hui encore un admirable exemple de cette belle disposition.
Les nefs dénuées de bas-côtés sont asse^ communes dans les petites églises, rares