I. Enlart, Maniwl, p. 219, fig
Brutails, Lart rcli^ios eu el Rosscllo, p. 68.
dans les grandes, sauf dans certaines parties du Midi, la Provence notamment, où des églises aussi fréquentées par les pèlerins que les Saintes-Maries-de-la-Mer (fig. 279) et des cathédrales comme celles de Carpentras, de Cavaillon (fig. 280) et d'Avignon (lîg. 437) sont souvent dépourvues de collatéraux.
La même particularité se rencontre dans une partie du Centre et de l'Ouest ; mais, dans cette dernière région, les grandes églises abbatiales ou cathédrales construites sans bas-côtés sont des églises dont la nef est couverte de coupoles, comme la cathédrale d'Angouléme (fig. 281) et celle de Cahors, l'abbaye de Solignac (fig. 264) et celle de Fontevrault.
Ces larges vaisseaux, sans piliers qui arrêtent le regard, sont d'un grand effet ; aussi, profitant des facilités données par la croisée d'ogives, a-t-on supprimé parfois les bas-côtés de certaines nefs romanes, en ne conservant que les murs extérieurs et en couvrant les vastes rectangles ainsi obtenus de grandes croisées d'ogives dont les retombées portent sur de gros massifs de maçonnerie ; c'est une disposition analogue à celle qu'on trouve dans les églises à coupoles, et il n'est pas douteux qu'elle ne soit due à leur influence. La cathédrale d'Angers et l'église de la Couture au Mans ont subi, au milieu du xii" siècle, une transformation de ce genre.
Le plus grand nombre des églises romanes est muni d'un transept. Cela est surtout vrai des grandes, car beaucoup de petites en sont dépourvues (fig. 282). Le transept manque très rarement dans les églises ayant à la fois des absidioles et des bas-côtés, comme celle de Bazarne (fig. 283). Souvent, en revanche, il ne dépasse pas (fig. 293, 305) ou dépasse très peu (fig. 284) l'alignement des bas-côtés. Toutefois, dans la majorité des églises, surtout des églises monastiques, il fait une saillie au moins égale à la largeur du bas-côté ou d'une travée de la nef (fig. 300) ; il n'est pas rare que cette saillie soit plus grande encore, comme au Dorât (fig. 308) ou à Saint-Savin (fig. 309), ce qui donne à l'église un plan cruciforme très accusé.
Dans les très grandes églises abbatiales il y a quelquefois des bas-côtés le long des bras du transept, ainsi à Saint-Sernin de Toulouse (fig. 278), à Conques (fig. 285), à Saint-Remi de Reims, à Saint-Martial de Limoges. Ces bas-côtés semblent surtout avoir servi à porter des tribunes semblables à celles de la nef.
— Rotonde de Saint Léon.ard (Huute-Vienne).