‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 173 sur 377 · I. Voir l'ouvrage de M. liilson, cité ci-dessus, p. 23S · texte numérisé non relu

I. Voir l'ouvrage de M. liilson, cité ci-dessus, p. 23S

Le plus souvent, quand le chœur est flanqué de bas-côtés, il comprend deux travées, comme à Saint-Lazare d'Autun (fig. 300). Mais il peut en avoir davantage, et en Berry notamment on trouve une fort belle disposition qui consiste à faire un chœur très profond communiquant avec les collatéraux par une suite d'arcades supportées par de puissantes colonnes. Le nombre de ces arcades varie de trois (fig. 301) à cinq (fig. 360), et pour en compléter le bel effet décoratif, on a

dans certaines églises, comme à Saint-Genou, garni tout le pourtour de l'abside d'une grande arcature aveugle qui rappelle le dessin de ces arcades.

Quand le chœur est flanqué de bas-côtés et qu'il est précédé d'un transept assez saillant, au lieu de conserver les absidioles au bout des collatéraux du chœur, on les a souvent laissées sur les bras du transept, comme à Cerisy-la-Forêt (fig. 302) '. Mais on trouve aussi des églises où il y a à la fois des absidioles sur le transept et aux collatéraux du chœur, ce qui fait cinq absides ou absidioles s'échelonnant au delà du transept. Ce nombre est même porté à sept dans quelques rares monuments, comme Châteaumeillant en Berry (fig. 303) ou Saint-Sever dans les Landes ^.

Mais ce dernier cas est exceptionnel, et sa rareté vient sans doute de la vogue croissante qu'eut, depuis le xr siècle, une autre forme de sanctuaire, je veux parler de celle où les collatéraux du chœur se continuent autour de l'abside principale (fig. 304) et forment ce que dans le français du moyen âge on appelait une carolle, et ce que la plupart des archéofogues modernes appellent à tort déambulatoire "\

Il y a toujours communication entre le rond-point du chœur et la carolle, à l'aide de longues et étroites arcades. L'étroitesse de ces arcades tait que les piles qui les portent sont très rapprochées, aussi n'est-il pas nécessaire de donner à celles-ci des formes aussi massives qu'aux piliers de la nef; ce sont toujours des colonnes.

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