CHŒURS AVEC BAS-COTES
églises exceptionnelles, où cela ne suffisait pas encore, comme à Savigny, Clairvaux (fig. 297), Pontigny, qu'ils se décidaient à donner au sanctuaire des proportions plus vastes '.
On a vu plus haut que l'abside des églises romanes était généralement précédée d'un chœur plus ou moins développé. La saillie formée par ce chœur se marie
Fig. 299. — La Grande-Sauve. Côté nord. du chœur.
admirablement avec les absidioles du transept et constitue avec elles un ensemble harmonieux, dont on a des exemples dans toutes les parties de la France, mais plus particulièrement dans le Centre (fig. 298) et dans l'Ouest.
Quand le chœur est un peu profond, les absidioles qui le flanquent sont ordinairement précédées d'une petite travée (fig. 284, 298) qui forme comme un chœur secondaire devant chacune d'elles, et que l'on fait souvent communiquer avec le chœur proprement dit, par une ou plusieurs baies (fig. 299). On fut ainsi amené insensiblement à flanquer le chœur de \-éritablcs bas-côtés.