Beaune, Paray- le-Monial (fig. 448), Tour- pi
nus (fig. 449). 10. Vigiiory (/i/if., t. III, pi. 12).
5. Montierneuf, Sainte-Radegonde, Notre- 11. La Trinité de Fécamp.
Dame-la-Grande à Poitiers; Saint-Pierre etNotre- 12. Loctudy, Landevenec, Saint-Gildas de
Dame à Chauvigny ; Airvault, Saint- Jouin-de- Rhuis ; Notre-Dame-du-Pré au Mans.
Marnes; et dans le voisinage du Poitou, Lesterps 13. Les cathédrales de Chartres, de Valence,
et Saint-Eutrope de Saintes. de Clermont étaient les exceptions les plus
4. Le Dorât (fig. 308), Saint-Robert, Beaulieu, notables à cette régie.
Bénévent, Chambon-Sainte -Valérie ; Saint- 14. Arnac-Pompadour, Vigeois, Solignac et, en
Sauveur de Figeac eu Quercv ; Conques en Périgord, Saint- Jean-de-Cole.
Rouergue (fig. 285); Saint-Michel de Gaillac. 15. La cathédrale d'Angoulême (fig. 281),
5. Saint-Nectaire (fig. 457), Saint-Araable de Puypéroux, Montbron (fig. 311). Riom, Volvic, Saint-Urcise (Cantal). 16. Cahors, Souillac.
CHAPKIJ.F.S RAYONNANTES
Des fouilles seules permettraient de reconnaître dans quels cas cette particularité résulte d'une intention préconçue de l'architecte, et dans quels cas elle est l'effet de modifications ultérieures apportées au plan du sanctuaire. A Montbron (fig. 311), à Arnac- Pompadour, à Angoulême (fig. 281), il est bien probable qu'on est en présence d'une disposition préconçue. A Saint-Caprais d'Agen et surtout à Chamalières-sur-Loire (fig. 312), il est à peu près certain qu'un collatéral a existé primiti\'ement et a été supprimé plus tard.
A cette disposition on peut en rattacher une autre qui n'est pas rare dans certaines parties de l'Auvergne; elle consiste à loger les absidioles rayonnantes dans l'épaisseur des murs de* l'abside, de sorte que du dehors rien n'en décèle l'existence. Les Romains déjà aimaient à garnir les murs de leurs monuments, principalement ceux de forme
e;. 511. — ■ Montbron, d'après Ah.tdie.
Fig. 312. — Charaalières-sur-Loire, d'après Petitgrand.
Fig. 313. — Hoffi.ac (Cnntal), d'.iprès A. de Rochemonteix.
ronde, d'absidioles ainsi construites '. Les chrétiens des premiers siècles les imitèrent souvent dans leurs baptistères et leurs chapelles funéraires ^, et l'on peut
I . On en a vu plus haut des exemples empruntés aux Thermes de Caracalla (fig. 103) et au temple de Jupiter à Spalato (fig, 105), etc.
2. Baptistère de Riez (fig. 102) et d'Albenga (fig. 104); église Sainte- Constance à Rome (fig. 112).
admettre que le souvenir de cette très ancienne pratique est aussi pour quelque
chose dans les absides de ce type ', dont les mieux conservées se voient à Mailhat (Puy-de- Dôme) % à Andelat, à Auriac, à Roffiac (fig. 313), à Saint-Saturnin (Cantal)', à Auzon (Haute-Loire) 1, etc.
Ces deux dernières absides présentent une autre particularité, c'est qu'à l'extérieur elles sont à pans coupés. Les absides et absidioles qui dessinent intérieurement un hémicycle et extérieurement un polygone sont assez rares dans le nord de la France, mais fréquentes dans le Centre et le Midi. Ce n'est point au surplus une invention propre aux constructeurs romans, car on a vu plus haut que les Byzantins en avaient souvent fait de semblables. Les églises de Sant' Apollinare in Classe et de San Spirito à Ravenne, celles d'Esrah (fig. 1 14) et de Bosrah (fig. 115) en Syrie, des Saints-Serge-et-Bacchus (fig. 116) et de Sainte- Sophie (fig. 117) à Constantinople, les cathédrales de Grado (fig. 16) et de Parenzo (fig. 17), etc., en fournissent des exemples. On trouve aussi des absides qui sont polygonales sur leurs deux faces, mais c'est plus rare et cela dénote habituellement une époque avancée de l'art roman >.
Dans les absides à pans coupés, le nombre des côtés du polygone est très variable. Le plus souvent il est de cinq, comme à Saint-Gabriel (fig. 290), mais quelquefois il est de sept comme au Thor (fig. 3 14) ou aux Saintes-Maries-de-la-Mer (fig. 279), ou de trois comme à Saint-Chef". Il est rarement pair, sauf en Provence où l'on rencontre un nombre assez considérable d'absides dont l'extérieur est à quatre pans '.