‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 184 sur 377 · I. Biûl. moinivi., l.LXXI (1907), p. 469 et s · texte numérisé non relu

I. Biûl. moinivi., l.LXXI (1907), p. 469 et s

bien qu'on fit alors les colonnes plus légère seul chapiteau tout le faisceau lormé par les nervures des voûtes. La belle crypte d'Hagetmau (Landes) en fournit un magnifique exemple (fig. 331).

La plupart des cryptes ne sont éclairées que par de très petites et rares fenêtres, ouvertes dans la partie des murs que l'inclinaison naturelle du terrain fait émerger du sol ; généralement c'est du côté de l'abside, comme à Issoire (fig.

3)i) ou à Orcival (fig. 462), mais il peut se faire que la pente du terrain soit perpendiculaire à l'une des faces latérales de l'église ; dans ce cas,

que jamais, on sut grouper sur un

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Fig. 330. — Crypte de Cl);impdcni,

Fig. 329. — Nevei-s. Crypte de hi catliédrale.

toutes les fenêtres sont percées latéralement et du même côté ; il en est ainsi à Saint-Gilles (%• 325)-

Dans les églises où le choeur a un collatéral et où la crypte s'arrête aux limites du chœur sans s'étendre sous la carolle, il n'est pas possible de prendre des jours sur l'extérieur ; aussi a-t-on généralement, en ce cas, adopté une autre disposition, qui consiste à ne pas enfoncer entièrement la crypte dans le sol, mais à en laisser surgir la partie supérieure au-dessus du pavé des collatéraux; on obtient ainsi l'espace voulu pour percer dans les lunettes des voûtes de la crypte de petites baies qui s'ouvrent sur la carolle. Cette

disposition, que l'on voit dès le x'^ siècle à la Couture du Mans, à Saint-Martinau-Val de Chartres, et, plus tard, à Saint-Sernin de Toulouse et à Vézelay, a un autre avantage, c'est de donner au sol du chœur une surélévation qui est généralement du plus heureux eftet.

La façon dont on accède aux cr3-ptes varie beaucoup. Tantôt on y descend par un escalier unique, pratiqué dans l'axe de l'église ' ou qui vient déboucher sur un des côtés de la nef ' ; tantôt, et c'est plus fréquent, par deux escaliers symé-

Fig. 331. — H^gctmau. X'oûtes do l:i cryplc.

triques aboutissant à la nef ', au carré du transept * ou aux deux bras > ; tantôt enfin par deux entrées latérales ouvrant sur les collatéraux du chœur '' (fig. 321). Les cryptes, avec leurs étroits couloirs d'accès, leurs fenêtres rares et de petite dimension, avaient quelque chose de sombre et de mystérieux qui pouvait plaire à une époque où la plupart des églises étaient assez obscures. Mais l'adoption de la croisée d'ogives amena rapidement de grands changements dans la construction des églises, et l'un des plus marqués fut l'accroissement des dimensions des fenêtres. On prit goût aux édifices largement éclairés, et les cryptes passèrent de mode. Depuis la fin du xii" siècle, elles devinrent aussi rares qu'elles avaient été communes auparavant. On continua jusqu'à la fin du moyen âge à en construire

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