CLOITRES
moins de recherche. Même simphcité dans le dessin des contreforts, ils forment presque toujours une série de ressauts carrés, amortis par un glacis à la partie supérieure; ils sont rarement, sauf en Poitou et en Saintonge, profilés en colonnes ou en groupes de colonnes.
Dans toutes les abbayes, les bâtiments de première nécessité, comme le réfectoire et le dortoir, étaient groupés autour d'un cloître. II était de forme rectangu-
Le Piiy. Cloiti-L- de la cathédrale.
laire, comme l'atrium des anciennes basiliques, et était de même entouré de portiques sur les quatre côtés. Mais au lieu d'être placé en avant de l'église, il occupait toujours un des angles formés par les bras du transept et par la nef. Il pouvait être indifféremment sur le flanc nord ou sud de l'église. Ainsi les cloîtres de Moissac, de Beaulieu, du Puy, de Vaison, d'Elne, d'Obasine sont sur le flanc nord ; ceux de Montmajour, de Saint-Trophime d'Arles, de Saint-Paul du Mausolée, de Saint- Sauveur d'Aix, de Saint-Bertrand de Comminges^ de Vézelay, de Tournus sont, ou étaient, sur le flanc sud de la nef. Il est probable qu'on se laissait uniquement guider, pour donner la préférence à l'une ou à l'autre exposition, par des circon-
Lasteyrie. — Architccliirc romane. 25
Stances locales telles que la forme du terrain, le relief du sol, la présence d'un cours d'eau, etc.
Une des galeries du cloître était toujours accolée à la nef; contre la galerie opposée, c'est-à-dire parallèlement à l'église, se dressait ordinairement le réfectoire; dans le prolongement du transept, c'est-à-dire le long de la galerie perpendiculaire aux deux précédentes, s'ouvre toujours la salle capitulaire, qui communique avec le cloître par une large porte flanquée de deux fenêtres dessinées habituellement
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l-ig. 374. — Saint-Lizier. Cloître.
comme des baies de triforium. Le long de la quatrième galerie du cloître se plaçaient d'autres dépendances, celliers, magasins, greniers, etc. Le dortoir était au premier étage, ordinairement dans le prolongement du transept, avec lequel un escalier intérieur le mettait parfois en communication '.
La plupart des cathédrales avaient aussi leur cloître, car, depuis la réforme de saint Chrodgand au viii'= siècle, les chapitres qui les desservaient étaient composés de chanoines soumis à une règle quasi monastique. Les cathédrales du Puy (fig. 373), d'Aix -, de Vaison ', de Cavaillon +, de Saint-Bertrand de Comminges nous montrent encore de fort beaux cloîtres romans, qui peuvent soutenir la comparaison avec ceux des abbayes, dont ils ne diffèrent par aucune particularité essentielle.
I. A Obasine, l'escalier qui mettait en communication l'église et le dortoir existe encore dans le bras nord du transept (fig. 295).
2. Revoil, Archit. romane, t. II, pi. 4 à 7. 5. Ibid., t. II, pi. 22 et 23.