‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 201 sur 377 · CLOITRES · texte numérisé non relu

CLOITRES

Les arcades qui garnissent les quatre côtés du cloître n'ayant habituellement à soutenir^qu'un toit en appentis, il est |rare qu'on leur ait donné des formes puissantes comme au cloître du Puy. Au contraire, elles sont souvent fort légères et retombent, comme au cloître d'Aix, sur de minces colonnes accouplées ou même quelquefois sur des colonnes isolées alternant avec des colonnes accouplées, comme

Ph. M. H.

Fig. 375. — Angers. Abbaye Je b.niu-Aiibui. ArcaJe du cloître.

à Saint-Lizier (fig. 374). Un des plus charmants exemples de cette dernière disposition nous est fourni par le cloître de Moissac ' . Mais celui-ci par sa construction est plus gothique que roman. Un assez grand nombre de cloîtres du Midi ont été voûtés en berceau ; en ce cas, on renforce les arcades en remplaçant, de distance en distance, un couple de colonnes par un fort pilier carré servant à la fois de contrefort et de support aux doubleaux de la voûte. C'est la disposition adoptée dans la partie la plus ancienne du célèbre cloître de Saint-Trophime à

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