‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 203 sur 377 · Btdl. archcûl. du Comité, 1910, pi · texte numérisé non relu

Btdl. archcûl. du Comité, 1910, pi

l'AÇADE

le Nord, et le beau cloître de Saint-Aubin d'Angers (fig. 375) montre qu'on y déployait autant de recherche que dans le Midi ; mais la vogue de l'architecture gothique a été si grande dans nos provinces septentrionales qu'elle a amené la

F'g' 377' — Soissons. Faç^ide de l'église Saint-Pierre

reconstruction de la plupart des cloîtres antérieurs au xiii" siècle, et là sans doute est la principale cause de leur rareté relative.

Les murs latéraux de la nef viennent souvent, dans les grandes églises, buter contre des clochers élevés aux angles de la façade occidentale, mais beaucoup de façades étant dépourvues de clochers, et l'emplacement de ces derniers étant

presque aussi variable que leur forme, il convient de leur consacrer un chapitre spécial et d'envisager la façade sans en tenir compte.

J'ai dit plus haut que les dispositions intérieures des églises romanes se reflètent ordinairement à l'extérieur, c'est particulièrement vrai pour la façade. Sauf certaines exceptions dont je parlerai plus loin, on voit habituellement du premier coup si

Vigeois (Corrèze). Porte latérale.

l'édifice est à nef unique ou s'il comporte des bas-côtés ; car, dans le premier cas, la façade est formée par un grand mur rectangulaire couronné par un pignon dont les rampants ont même inclinaison que la toiture (fig. 376); dans le second cas, elle est divisée en trois parties délimitées par des contreforts placés dans l'axe des grandes arcades de la nef (fig. 377). De ces trois parties, celle qui correspond à la nef est couronnée par un pignon, les deux autres par des demi-pignons correspondant aux toits en appentis des bas-côtés. Dans les contrées, comme le Poitou, où les has-côtés sont assez élevés pour qu'on ait pu les englober avec la nef sous

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