‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 204 sur 377 · PORTES PRINCIPALES · texte numérisé non relu

PORTES PRINCIPALES

une même grande toiture à deux rampants, cette disposition se reilète sur le mur de façade, comme à Notre-Dame-la-Grande de Poitiers (fig. 479).

Au centre de la façade se trouve, sauf dans les cas exceptionnels dont j'ai parlé plus haut, la porte principale de l'édifice avec son encadrement de voussures et de colonnettes.

L'archivolte est généralement en plein cintre, cependant, depuis 1140, elle peut

Fig. 379. — Fontgombault. Porte principale.

être légèrement brisée, surtout dans le centre de la France (fig. 378). A'ipartir de 1160 ou 1170, la brisure devient la règle, et elle est de plus en plus accentuée. La baie proprement dite, c'est-à-dire le vide de la porte, peut être arrondie du haut suivant une courbe concentrique à l'archivolte (fig. 379); c'est la disposition ordinaire dans les provinces de l'ouest de la France : Poitou, Angoumois, Saintonge, Guyenne. Dans les autres, la baie est généralement fermée par un linteau '

I. Le linteau est ordinairement monolithe. a obligé de l'appareiller, on a souvent tracé les Quand le manque de grandes pierres résistantes joints latéraux de ses claveaux suivant des lignes

surmonté d'un tympan, ce qui donne à l'ouverture la forme rectangulaire (fig. 380). Quelquefois, surtout en Normandie, au lieu d'un linteau horizontal, on se sert,

G. Durand pli.

— Portail de Pompiene (Vosg

pour porter le tympan, d'un arc très surbaissé (fig. 381). Au xr siècle, le tympan reste le plus souvent sans décoration; s'il en a une, elle consiste en quelque

ondulées ou présentant des décrochements qui Beauvais. Dans l'Ile-de-France, linteau et tymrendent tout glissement impossible. Il en est pan se confondent parfois et sont faits de longs ainsi à la porte latérale de Saint-Étienne de claveaux rayonnant autour d'un même centre.

Ijg 381 — lour (CaKjdos). Porte principale

recherche d'appareil ou en ornements très simples et de faible relief. Les tympans ornés de figures sculptées sont rares à cette époque et souvent d'un art très gros-

Fig. 582. — Tarascon. Église Sainte-Martlie. Porte latérale

sier. Depuis le xii'= siècle, au contraire, l'usage de couvrir les tympans de sculptures (fig. 380) se généralise dans une grande partie de la France. Quelquefois les portes sont très grandes et la dimension du tympan est telle qu'il pèse lourdement

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