PORTES
sur le linteau. Dans ce cas, on soulage le linteau, qu'il soit en une ou en deux pièces, à l'aide d'un support en pierre nommé trumeau, qui divise la porte en deux baies. Ce support peut consister en une simple colonne, comme à Sainte- Marthe de Tarascon (fig. 382), ou en un pilier orné de sculptures. La Madeleine de Vézelay nous offre le plus bel exemple qui existe de porte romane de ce
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iy. — Le Puy. Cathédrale. \'antaux de porte.
N. Thiollîer ph.
dernier type. Il y en a d'autres très curieux à Moissac, à Beaulieu, à Carennac, à Saint-Trophime d'Arles (fig. 442), etc.
En Allemagne et surtout en Italie, où l'influence byzantine a été beaucoup plus grande que chez nous, on voit encore aux portes principales de quelques églises de curieux vantaux de bronze ornés de figures gravées ou en relief. Ce sont des oeuvres grecques ' ou du moins visiblement inspirées des modèles que les ateliers
I . Pones de Saint-Paul-hors-les-murs (d'Agin- Zenon à Vérone (Gailhabaud, L'Archit. et les arts court, Hist. de fart. Sculpt., pi. 13 à 20), de Saint- qui en dépendent, t. II), cathédrale d'Amalfi, de
de Constantinople répandaient dans toute la moitié orientale de l'Europe. La France ne possède aucune œuvre de ce genre, et les plus beaux vantaux de portes qui nous restent de l'époque romane sont en bois sculpté. La cathédrale du Puy (fig. 383-384), les églises de Chamalières-sur-Loire ' et de la Voulte-Chilhac -,
Fig. 3S4. — Le Puy. Cathédrale. Vantaux Je porte.
celle de Sainte-Marie du Capitole à Cologne ' en ont conservé de précieux spécimens. Mais le plus souvent les vantaux empruntent toute leur décoration aux pentures en métal qui les relient aux gonds et peuvent former en se ramifiant des dessins variés. On en possède des exemples à Neuvy-Saint-Sépulcre '*, à
Trani, de Montangelo, de Salerne (Schultz, Dmkm. ,TpL 35, 39), d'Hildesheim (Kraus, Gesch. derchristl. Kunst, t. II, fig. 154), d'Augsbourg (J. Merz, Die Bihhverl;e an (1er Eri/biire des Aiigshurger Dames, 1885), etc.