Kraxxs, Kunst und Alterthum im Uuter-Elsass, pi
fig. 37 et 38. 4. Revoil, Arclnt. romane, t. III, pi. 34.
plus loin qu'en ce cas on lui a donné parfois des proportions considérables, non pas tant pour satisfaire à des besoins religieux que dans un but militaire.
Il ne faut pas oublier, en effet, qu'à une époque où les guerres i!itestines
Fig. 590. — Heniionville (Marne). Porche sur la façade principale.
étaient fréquentes, et où de nombreuses bandes de malandrins couraient la campagne, les églises ont souvent servi de lieu de refuge aux populations du voisinage. Aussi ces porches solidement bâtis étaient-ils parfois surmontés de grandes salles où l'on pouvait résister aux attaques de l'ennemi, comme dans un donjon.
Beaucoup d'églises ont d'ailleurs été fortifiées, et nombre de textes font allusion à ces fortifications ' ou racontent les sièges soutenus dans les églises. Un très
Fig. 391. — Urcel (Aisne). Porche et clocher.
grand nombre d'égfises romanes ont conservé des restes de fortifications. Tantôt, comme au Dorât ^, c'est une abside qui a été surélevée et transformée en tour de I. Monet, RecueiJâe textes, p. 114, 116. 2. Annales mrhéol, t. XII, p. 254, pi.
EGLISES 1-OKTiriEES
défense. Ailleurs, comme à Uzerche ', ce sont des tours que l'on a ajoutées aux angles de la nef et du transept. Ailleurs c'est un ouvrage garni de bretèches et de mâchicoulis qui commande la porte d'entrée, comme à Saint-Amand-de-Coly en Périgord \ Ailleurs enfin c'est un crénelage dont on garnit le sommet des murs
Fig. 392. — Agde (Hérault). Ëgli.se fortifiée.
transformés en chemins de ronde'. Il est très rare que ces défenses aient été prévues dès l'origine, et il est généralement facile de le reconnaître, mais il est souvent fort malaisé de dire à quelle époque elles ont été ajoutées. Le plus grand nombre n'est sans doute pas antérieur au xiV ou au xv^ siècle, c'est-à-dire à la longue période de troubles et de désordres de tout genre qui furent la conséquence