‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 24 sur 377 · Revoil, 1. 1, p. 24 et fig · texte numérisé non relu

Revoil, 1. 1, p. 24 et fig

5 . R. de Lasteyrie, Saint-Quinin et la cath. de Vaison, p. 28 et s. — M. Labande (Bull, mon., t. LXIX, p. 283 et s.) admet comme moi l'antiquité de l'abside et des deux absidioles de la cathédrale de Vaison, mais il attribue une date plus tardive aux transformations dont la nef a été l'objet.

l'architecture en gaule du V" au VIIl'^ SIECLE

été déplacés, les plus utiles points de repère 'pour dater les églises. C'est grâce à eux, par exemple, que l'on peut, sans crainte d'erreur, attribuer aux temps mérovingiens deux chapelles souterraines ou cryptes qui se sont conservées l'une à Jouarre, en Seine-et-Marne (tîg. 36), l'autre à Grenoble (fig. 37). Celles-ci, d'ailleurs, ne sont point les seules que l'on doive, au dire de certains archéologues, foire remonter à une date aussi reculée. Pareille antiquité a été attribuée

Poitiers. Baptistère Saint-Jean.

aux cryptes de Saint-Irénée à Lyon ' et de Saint-Médard à Soissons -. Mais, si l'âge reculé de ces dernières n'est pas contestable, il est trop difficile de reconnaître dans leur état actuel ce qu'elles ont pu conserver de leur construction première, pour que j'ose y chercher des notions bien précises sur l'état de l'architecture à l'époque franque.

On peut recueillir des éléments plus sûrs dans une autre catégorie d'édifices religieux dont je n'ai encore rien dit parce qu'ils ont toujours alïecté des dispositions fort différentes de celles des églises ordinaires. Je veux parler des baptistères; j'aurai

1. Les fragments de sculpture qu'on y a recueillis fournissent un bon argument pour lui supposer une haute antiquité (Voir Caumont, Abécéd., p. 21, fig.)

2. M. Lefèvre-Pontalis a contesté, mais sans argument bien péremptoire, l'antiquité que

d'autres ont attribuée à cette crypte {Congrès archéol. deLaon, 1887, p. 302; et Archit. romane du Soissonnais, t. I, p. 167 et s.). Elle mériterait une étude plus approfondie, mais des fouilles seraient indispensables pour arriver à la solution du problème.

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occasion d'y revenir plus loin, il suffit donc de rappeler, pour le moment, que la France en possède à Aix, à Riez, à Fréjus, à Poitiers (fig. 38), à Venasque, etc., qui peuvent remonter à l'époque qui nous occupe.

On voit, par ce qui précède, que nous ne sommes pas aussi privés qu'on le croit généralement, de tout renseignement sur l'état de l'architecture religieuse en Gaule du v' au VIII'' siècle. En rapprochant ces données de celles qu'on peut tirer des textes historiques, on peut reconstituer les traits essentiels des basiliques de cette époque, on peut même se faire une idée de leur décoration et déterminer l'âge relatif des transformations qui ont modifié les types primitifs et conduit insensiblement aux plans et aux formes en usage sous les Carolingiens.

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